L’ambassadeur du Canada en Chine a rencontré le deuxième Canadien détenu

par | Déc 18, 2018 | Amériques, MONDE

L’ambassadeur du Canada en Chine a rencontré le 16 décembre le deuxième Canadien arrêté cette semaine en Chine, Michael Spavor. Ce dernier est également soupçonné de menace à la « sécurité nationale », a indiqué le ministère canadien des Affaires étrangères.

« Aujourd’hui, le Canada a obtenu un accueil consulaire à Michael Spavor. L’ambassadeur (John) McCallum l’a rencontré. Les autorités consulaires canadiennes continuent d’offrir des services consulaires à Michael Spavoret à sa famille, et poursuivront leurs démarches en vue de rencontrer à nouveau MMichael Spavor », a fait savoir le ministère dans un communiqué.

Cette rencontre survient deux jours après celle entre John McCallum et l’ex-diplomate Michael Kovrig, le premier Canadien arrêté.

A lire aussi : Un des deux détenus canadien a rencontré son ambassadeur

La Chine est toujours furieuse contre le Canada depuis l’arrestation début décembre à Vancouver de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, à la demande de la justice américaine.

Le gouvernement chinois soupçonne Michael Kovrig, ancien diplomate de passage à Beijing, et Michael Spavor, consultant vivant au Liaoning, « d’activités menaçant sa sécurité nationale ».

« Nous allons très clairement défendre nos citoyens qui sont détenus, nous essaierons de savoir pourquoi, nous allons travailler avec la Chine pour démontrer que ce n’est pas acceptable », a déclaré Justin Trudeau lors d’une interview à la chaîne City-TV cette semaine.

De son côté, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a apporté son soutien à l’allié et voisin canadien 15 décembre en jugeant lui aussi « inacceptable » l’arrestation « illégale » des deux Canadiens, promettant de « travailler » pour assurer leur « retour ».

A lire aussi : Washington juge « inacceptable » l’arrestation de deux canadiens 

Les Etats-Unis font pression depuis plusieurs mois sur le Canada pour qu’il ne s’utilise pas les équipements Huawei pour le déploiement de la nouvelle technologie mobile 5G.

A lire aussi : La Chine freinée dans ses ambitions technologiques 

Washington craint le développement de la 5G par la Chine, raison pour laquelle l’administration Trump voit Huawei comme un cheval de Troie, mené par le fondateur du groupe et père de Meng Wanzhou, Ren Zhengfei, ancien officier de l’armée chinoise.

Meng Wanzhou, directrice financière du géant des télécommunications Huawei, a été relâchée sous caution, dans l’attente de son audience d’extradition vers les Etats-Unis.

Vous souhaitez en savoir plus, recherchez votre article

%d blogueurs aiment cette page :