Le géant chinois des télécoms Huawei avait inauguré début mars son centre paneuropéen pour la transparence et la cybersécurité à Bruxelles, non loin des institutions européennes. L’ouverture de ce centre s’est fait dans un contexte tendu pour le groupe, qui fait face à des critiques répétées et des pressions en provenance des États-Unis.

L’administration du président américain Donald Trump fait un lobbying anti-Huawei auprès de ses alliés, afin qu’ils n’utilisent pas les équipements Huawei, numéro un mondial du secteur, pour le déploiement de leurs équipements 5G. Ces derniers estiment que la comaphnie chinoise pourrait remettre en question leur sécurité nationale.

Face aux pression, Huawei s’est exprimé plusieurs fois dans les médias, pour se défendre, et affirmer que l’ouverture de ce centre bruxellois a été « décidée dès 2017« . Mais la direction a surtout tenu à séparer son business du conflit diplomatico-judiaire avec Washington.

Pourtant, ce nouvel édifice dans la capitale de l’Union européenne devrait redorer son blason et améliorer son image sur le Vieux continent. « La confiance doit être basée sur des faits, les faits doivent être vérifiables et cette vérification doit être réalisée sur la base de standards communs », a indiqué le président d’Huawei, Ken Hu.

Pour ce dernier, ce centre est d’importance car « nous pensons que c’est un modèle effectif pour créer de la confiance à l’ère du numérique ». D’autant plus que le cybercentre représente un investissement de « quelques millions » d’euros par an pour le groupe chinois.

Situé sur deux étages, il y aura un espace d’information où l’entreprise mettre en avant sa stratégie et ses actions en faveur de la sécurité aux acteurs du secteur, tels que les agences gouvernementales, les régulateurs, les experts techniques ou encore les associations industrielles.