Le gouvernement chinois a remercié le Kazakhstan pour son « soutien » au programme de déradicalisation mené par les autorités dans la région du Xinjiang, où des milliers de musulmans seraient internés.

Ce soutien du gouvernement kazakhest une aubaine pour la Chine, car le pays abrite une population majoritairement musulmane.

La région du Xinjiang a été le théâtre de plusieurs attentats, attribués à des membres de l’ethnie ouïghoure. Le pouvoir central accuse depuis des décennies les « islamistes » et les « séparatistes » d’être derrière ces attentats.

Raison pour laquelle, le gouvernement a lancé une vaste campagne de sinisation. Ainsi, près d’un million de citoyens chinois, dont des Ouïghours et des membres d’autres ethnies musulmanes comme des Kazakhs, sont – ou ont été – détenus dans des camps de rééducation de la région, selon des experts cités par l’ONU.

Beijing a assuré que ces centres de formation professionnelle visent à renforcer l’employabilité des habitants (apprentissage du mandarin, …) et à les éloigner de toute radicalisation islamiste.

« Nous apprécions la compréhension et le soutien du gouvernement du Kazakhstan à la position chinoise« , a indiqué dans un communiqué le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi. Ce dernier s’est s’exprimé après une rencontre dans la capitale chinoise avec son homologue kazakh, Beibut Atamkulov.

« Le Kazakhstan comprend et soutient les mesures prises par la région chinoise du Xinjiang afin de lutter contre les trois forces (terrorisme, séparatisme et extrémisme), et préserver la sécurité régionale et la stabilité« , avait indiqué Beibut Atamkulov, selon un compte-rendu de la diplomatie chinoise.

Toutefois, le ministère kazakh des Affaires étrangères n’a évoqué aucun soutien d’Astana à la campagne menée au Xinjiang. Il fait cependant état de « négociations » sur les cas de « membres de l’ethnie kazakhe » vivant en Chine, sans plus de précisions.