jeudi, juin 20

Le ministre de l’Industrie visé par une enquête pour corruption

Le ministre chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information, Xiao Yaqing, est visé par une enquête pour des faits présumés de violation de la loi et d’infraction à la discipline.

Xiao Yaqing a débuté sa carrière au début des années 1980 comme ingénieur dans une usine avant de grimper progressivement les échelons du PCC. Âgé de 62 ans, Xiao Yaqing, a dirigé l’agence chargée de la régulation des marchés après un passage à la Commission d’administration et de supervision des actifs publics.

Son absence sur la liste, établie le 19 juillet, des cadres du Parti communiste chinois (PCC) désignés pour prendre part au 20e congrès du PCC a surpris, car sa fonction de ministre lui garantissait théoriquement une place dans cette assemblée. Le 20e congrès du PCC doit se tenir en novembre prochain, et devrait sauf surprise autoriser le président Xi Jinping à mener un troisième mandat à la tête du parti.

Xiao Yaqing est notamment accusé de «violation de la discipline et de la loi» et fait l’objet d’une «enquête» de l’organisme disciplinaire interne du PCC, a indiqué la télévision publique CCTV, sans donner plus de détails.

Xiao Yaqing a débuté sa carrière au début des années 1980 comme ingénieur dans une usine avant de grimper progressivement les échelons du PCC et de diriger l’Autorité de régulation des marchés.

En juillet 2020, il a été nommé ministre de l’Industrie et des Technologies de l’information, un poste important vis-à-vis des ambitions chinoises en matière de véhicules électriques et de déploiement du réseau 5G au niveau national.

En Chine, la quasi-totalité des personnalités poursuivies pour corruption finissent par être condamnées. Ainsi, l’ex-ministre de la Justice, Fu Zhenghua, a été jugé en juillet, car «soupçonné d’avoir accepté des pots-de-vin et d’avoir contourné la loi à son profit personnel».

Lire aussi : Fu Zhenghua, ex-chef de la police de Pékin, jugé pour corruption

L’ancien vice-ministre de la Sécurité publique, Sun Lijun, qui supervisait les questions de sécurité à Hong Kong lors des manifestations de 2019, a lui aussi été arrêté en avril 2020. Il a avoué à la télévision avoir reçu des pots-de-vin pour 13 millions d’euros.

Enfin, Lai Xiaomin, l’ex-président de Huarong, l’une des plus grandes sociétés de gestion d’actifs contrôlées par l’État, avait été exécuté en janvier 2021, pour avoir accepté des pots-de-vin d’une valeur de 215 millions d’euros.

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