Les institutions financières qui ne parviennent pas à se prémunir efficacement contre le blanchiment d’argent ont été sanctionnées par une forte augmentation des amendes, après le changement réalisé par la Banque Populaire de Chine du mode de calcul des sanctions.

La Banque populaire de Chine (PBOC) a infligé près de quatre fois plus d’amendes au premier trimestre de 2020 qu’au cours de la même période en 2019. 93 institutions et leur personnel ont été pénalisé pour un montant total de 183 millions de RMB (24 millions d’euros) pour des infractions à la réglementation sur le blanchiment d’argent, au cours de la période de janvier à mars.

Jusqu’à récemment, de nombreux contrevenants n’auraient à payer les centaines de milliers de RMB pour des infractions de blanchiment d’argent. Ce manque de rigueur dans le paiement des amendes vient des récentes critiques contre le montant de ces dernières, jugées trop faibles et peu disuasives.

Au cours de l’année 2018, la PBOC a infligé des pénalités totalisant 189,3 millions de RMB (25 millions d’euros) pour les infractions de blanchiment d’argent, ce qui correspond à peu près au même montant qu’elles ont distribué au premier trimestre de cette année.

Depuis le début de 2020, la PBOC a infligé quatre amendes de plus de 10 millions de RMB (1,3 M€), y compris la plus grosse amende jamais enregistrée, une pénalité de 61,2 millions de RMB (8 M€) contre le fournisseur de services de paiement Shenzhen RYX Infotech Co. infligée par la succursale de Shenzhen de la PBOC.