Dans le cadre de sa tournée en Afrique, Wang Yi, ministre des affaires étrangères a effectué une visite d’une journée, au Burundi, le 11 janvier 2020. A cette occasion, il a rencontré son homologue burundais, Ezechiel Nibigira, en vue de renforcer les échanges bilatéraux.

Un don financier

« Le Burundi est un ami de tous temps » de la Chine en Afrique, a déclaré Wang Yi, avant de souligner que « la confiance mutuelle politique constitue un caractère essentiel des relations bilatérales, marquées aussi par un fort soutien mutuel ».

«Le gouvernement du Burundi vient de bénéficier d’un don de la Chine pour la construction et la réhabilitation de la piste d’atterrissage et de la tour de contrôle de l’aéroport International Melchior Ndadaye», a annoncé à la presse Ezéchiel Nibigira, ajoutant que le financement du terminal sera renégocié ultérieurement.

Le montant du don n’a pas été communiqué, mais le chef de la diplomatie burundaise a signalé que « la Chine va financer la construction du nouveau siège du ministère des Affaires étrangères ». D’ailleurs, des experts chinois seront à Bujumbura pour y mener des études relatives.

Lutte contre la terrorisme

Ainsi «Wang Yi renouvelle au gouvernement burundais le soutien indéfectible de Pékin dans la lutte contre toute tentative d’atteinte à la souveraineté du pays à travers les ingérences extérieures d’où qu’elles viennent».

Ezéchiel Nibigira a affirmé soutenir les initiatives prises par Beijing pour mettre un terme aux violences et restaurer l’ordre à Hong-Kong. En outre, le gouvernement burundais promet son soutien aux mesures initiées par Beijing pour réaliser le progrès dans la lutte contre le terrorisme dans la région autonome de Xinjiang (Shinjiang).

Pour Bujumbura, la question de cette région est une affaire intérieure de la Chine. D’après les deux diplomates, les relations diplomatiques et économiques entre les deux pays se trouvent au meilleur niveau de leur histoire . «Nous n’avons aucun doute qu’elles iront toujours de l’avant», a glissé Nibigira.

Renforcer les relations bilatérales

Avant de terminer sa visite, Wang Yi a rencontré Joseph Butore, deuxième vice-président du Burundi, au nouveau Palais présidentiel qui a été construit grâce au financement chinois.

La Chine a remercié le Burundi pour son soutien sur les questions concernant des intérêts fondamentaux et des préoccupations majeures de la Chine (Taïwan, Hong Kong, Xinjiang), et est disposée à aider le pays à défendre sa souveraineté, son indépendance et ses droits légitimes, a indiqué le diplomate chinois.

« La Chine est disposée à poursuivre une coopération mutuellement bénéfique avec le Burundi dans le cadre de l’Initiative La Ceinture et La Route, ainsi que des huit initiatives majeures annoncées lors du sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), notamment dans les domaines des infrastructures et de l’agriculture », selon lui.

Créer de nouveaux axes de développement

Wang Yi a incité les entreprises chinoises qualifiées et fiables à investir au Burundi, et souligné le soutien de son gouvernement « au développement économique et social burundais dans la mesure de ses capacités ».

D’ailleurs, le ministre burundais a souligné que « son pays accueille favorablement les entreprises chinoises tout comme leurs investissements, et est prêt à renforcer la coopération mutuellement bénéfique avec la Chine dans divers domaines ».

Ainsi, « la Chine attache une grande importance aux préoccupations du Burundi dans la région des Grands Lacs et est prête à jouer un rôle constructif pour la paix et la stabilité de la région », a-t-il affirmé.

De son côté, Ezechiel Nibigira a indiqué que ce déplacement démontre la grande importance attachée par la Chine aux relations avec le Burundi. Remerciant la Chine pour son aide désintéressée et loue son rôle important dans les affaires internationales et africaines.

« Peu importe les évolutions de la situation interne du pays, le Burundi adhère à une politique amicale envers la Chine et continuera de soutenir résolument Beijing sur tous les dossiers concernant ses intérêts fondamentaux et ses préoccupations majeures », a assuré le ministre burundais.

« Le Burundi est disposé à accélérer la construction conjointe avec la Chine de la Ceinture et la Route, et à mettre en œuvre les résultats du sommet de Beijing du FOCAC« , a-t-il ajouté.