«Nous demandons à Pékin de renoncer à son action provocatrice et dangereuse» en mer de Chine méridionale, a indiqué dans un communiqué du 29 avril le porte-parole du département d’État américain, Matthew Miller, après une collision évitée entre un vaisseau des garde-côtes chinois et un navire philippin.

Les Américains ont réaffirmé fermement le soutien de Washington à son «allié» des Philippines. Ils ont ainsi rappelé qu’«une attaque armée dans le Pacifique, qui comprend la mer de Chine méridionale, contre les forces armées, les navires publics ou les avions philippins, y compris ceux des garde-côtes, aurait pour conséquence l’application des engagements de défense mutuelle des États-Unis» à l’égard des Philippines, en vertu d’un traité de 1951.

L’incident a entraîné une hausse des tensions entre la Chine et les Philippines, qui s’est produit le 30 avril près des îles Spratleys, au lendemain d’entretiens dans la capitale philippine du ministre chinois des Affaires étrangères Qin Gang avec le président philippin Ferdinand Marcos Jr visant justement à désamorcer la discorde dans ces eaux contestées.

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Cette situation intervient alors que le président philippin a été reçu le 1er mai à Washington par son homologue Joe Biden à la Maison Blanche. D’autant plus que cette année, les Philippines ont accepté de donner aux États-Unis l’accès à quatre bases supplémentaires sur les îles, alors que les États-Unis cherchent à dissuader les actions de plus en plus agressives de la Chine à l’égard de Taïwan et dans la mer de Chine méridionale contestée.

Les Etats-Unis veulent ainsi contrer l’influence de la Chine, qui y a réaménagé et militarisé, ces dix dernières années, des milliers d’hectares de récifs où ont poussé des pistes d’atterrissage, des ports et des systèmes radar.