Les «daigou», signifiant «remplaçants pour les courses» achètent des produits à l’étranger, en Europe, au Japon, aux Etats-Unis ou en Australie puis les revendent en ligne en Chine.

Ces «personnal shopper» font entrer sur le marché chinois des produits de luxe, des produits de beauté, et de la parapharmacie détaxés, donc beaucoup moins chers. Mais la nouvelle loi sur l’e-commerce, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019, devrait remettre en question ce métier.

La loi va imposer aux vendeurs en ligne de fournir des factures à leurs clients, pour éviter la fraude. Ainsi, les daigou devront disposer d’une licence commerciale et fournir une facture.

Cette loi, qui vise à «protéger les droits et intérêts juridiques de toutes les parties et à maintenir l’ordre du marché», exige que tous les opérateurs d’e-commerce protègent les droits et intérêts des consommateurs, ainsi que les informations personnelles, les droits de propriété intellectuelle, la cyber-sécurité et l’environnement.

Ce «métier» de revendeur en ligne à l’étranger est désormais un complément de revenu pour beaucoup de personne. Il y aurait 100 millions de daigou, mais il n’existe pas de donnée exacte sur leur nombre, ni les revenus générés par la vente en ligne de produit de luxe.