La Chine a levé ce 8 janvier la quarantaine obligatoire pour les voyageurs en provenance de l’étranger. Cette levée met fin à trois ans d’isolement bien que le pays soit confronté à une flambée des cas de Covid-19.

Après trois années de restrictions, qui ont durement affecté son économie et fini par déclencher des manifestations dans tout le pays, la Chine a levé le 7 décembre la plupart de ses mesures de lutte contre la pandémie.

L’annonce en décembre de la fin de la quarantaine a incité les chinois à effectuer en nombre des projets de voyages à l’étranger, avec une augmentation spectaculaire du trafic sur les sites de réservations.

Pékin dénonce les restrictions imposées par les pays étrangers

La perspective d’un afflux massif de touristes chinois a incité plus d’une dizaine de pays à imposer des tests de dépistage aux voyageurs en provenance de Chine.

Wang Wenbin, porte-parole de la diplomatie chinoise, a expliqué le 30 décembre que « la Chine a toujours pensé que les mesures prises par les pays pour lutter contre le COVID-19 doivent être fondées sur des données scientifiques et appropriées, sans affecter les voyages normaux ni les échanges et la coopération entre les peuples ».

Ce dernier a indiqué que « nous avons noté que les experts sanitaires de nombreux pays ont récemment partagé l’idée que, d’un point de vue scientifique, les restrictions imposées aux voyageurs en provenance de Chine sont inutiles. Ces derniers jours, de nombreux pays ont déclaré qu’ils saluaient favorablement la politique chinoise visant à faciliter les voyages transfrontaliers et qu’ils n’ajusteraient pas leurs mesures d’entrée pour les voyageurs en provenance de Chine ».

De son côté, Mao Ning a indiqué le 3 janvier que la Chine « s’oppose résolument à la manipulation des mesures de prévention et de contrôle de l’épidémie pour atteindre des objectifs politiques », selon la chaîne de télévision publique chinoise.

La réponse de Pékin intervient après qu’un certain nombre de pays, dont le Japon, les États-Unis, l’Italie, la Malaisie, l’Espagne, le Maroc, le Qatar, le Canada, la Corée du Sud et Taïwan, ont annoncé l’imposition d’un test négatif de dépistage de coronavirus aux voyageurs en provenance de Chine.

La porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que Pékin « prendra les mesures appropriées (contre ces pays) conformément au principe de réciprocité ». Elle a également indiqué que les restrictions imposées aux voyageurs en provenance de Chine étaient « inacceptables ».

Un contexte épidémique tendu

L’épidémie de Covid-19 devrait s’aggraver à l’approche des vacances du Nouvel An chinois, fin janvier, car des millions de personnes vont quitter les mégapoles durement touchées pour se rendre à la campagne, afin de rendre visite à leurs parents.

A Hong Kong, les restrictions strictes en matière de déplacements de et vers le reste de la Chine se sont également assouplies ce 8 janvier.

Selon les données officielles, fournies par l’Agence France Presse, quelque 410.000 Hongkongais ont prévu de se rendre dans le nord au cours des deux prochains mois, tandis qu’environ 7.000 personnes sur le continent doivent aller dans le sud dimanche,