Les autorités chinoises et mauriciennes préparent actuellement la signature finale d’un accord de libre-échange bilatéral, après plusieurs mois de négociations.

D’après le ministère chinois du Commerce, cet accord devrait être signé le 9 septembre, après des mois de discussions ardus, ayant démarrées en décembre 2017. Le Premier ministre Pravind Jugnauth peut se réjouir de la signature de cet accord de libre-change, confirmant la position stratégique de l’île Maurice, dans l’axe Chine-Afrique.

En présence du Premier ministre chinois Li Keqiang et de son homologue mauricien Pravind Jugnauth, les responsables des ministères du commerce des deux pays ont signé un mémorandum de compréhension sur la conclusion des négociations.

Ce document devrait déboucher sur la signature du premier accord de libre-échange entre la Chine et un pays africain.« Les négociations, qui ont débuté en décembre dernier, ont atteint des résultats pour un accord global, de haut niveau et mutuellement bénéfique, qui couvre le commerce de marchandises, les services et les investissements, ainsi que la coopération économique », a indiqué le ministère chinois du commerce, dans un communiqué.

Le ministère a cependant souligné que les deux pays devront se pencher sur les aspects juridiques de ces négociations et sur la rédaction du texte de l’accord en vue de sa signature.

Cet accord de libre-échange fournira « une forte garantie institutionnelle pour élargir les relations économiques et commerciales entre la Chine et Maurice, tout en alignant de façon plus poussée l’initiative ‘la Ceinture et la Route’ avec l’intégration économique de l’Afrique », d’après le ministère chinois.

Cette décision intervient en plein 7ème Forum sur la coopération sino-africain, auquel participé le Premier ministre Pravind Jugnauth. Ce dernier a pu rencontrer le président chinois Xi Jinping, qui lui a assuré que son pays continuera à soutenir Maurice au niveau international et régional.

Suite à sa rencontre avec Xi Jinping, Pravind Kumar a annoncé que la Chine offrira 900 millions roupies (22,5 millions d’euros) à Maurice pour le secteur du logement. De son côté, l’île Maurice exportera 50 000 tonne de sucres spéciaux vers la Chine pour une période qui reste à être « déterminée ».

L’accord de libre-échange Chine-Maurice avance

Pravind Jugnauth a également pu s’entretenir avec son homologue chinois, Li Keqiang, qui a assuré que « la Chine apprécie Maurice pour son adhésion au principe d’une seule Chine ». Ce dernier a évoqué la complémentarité des économies chinoise et mauricienne avec de « larges perspectives de coopération ».

Le Premier ministre chinois a d’ailleurs assuré que « la Chine était prête à travailler avec Maurice pour promouvoir un accord bilatéral de libre-échange le plus tôt possible et défendre le multilatéralisme et le libre-échange« . Accord qui devrait donc être signé dimanche 9 septembre.

« Les deux parties doivent également renforcer la coopération internationale pour faire face aux changements climatiques et prendre en considération les préoccupations justifiées des petits pays insulaires » a indiqué Li Keqiang à Pravind Jugnauth.

De son côté, Pravind Jugnauth a fait part de l’engagement de son pays à renforcer les relations bilatérales et les relations sino-africaines, saluant au passage le soutien et l’assistance de la Chine dans les domaines des infrastructures et des finances.

Appelant les entreprises chinoises à investir davantage à l’île Maurice, le Premier ministre tient surtout à ce que son île deviennent une plate-forme de développement financière avec l’Afrique.  En effet, depuis plusieurs années, les autorités mauriciennes travaillent à la mise en place d’une coopération financière bilatérale, afin de devenir le centre financier de la Chine en Afrique.

D’ailleurs selon le World Investment Report de 2013, « l’île Maurice (…) offre aux investisseurs étrangers les avantages d’un centre financier offshore dans l’Océan Indien qui permet de bénéficier de divers traités de non double imposition. Ainsi, Maurice s’est transformée en passerelle d’où transitent les fonds d’investissement vers l’Afrique et l’Inde ».

Pour He Yafei, Maurice est une passerelle pour la Chine vers l’Afrique et la ZOI