L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a réitéré son appel aux autorités sanitaires chinoise à fournir des informations détaillées sur l’épidémie de COVID-19 en Chine.

L’agence a demandé le 30 décembre à la Chine de fournir des données relatives au séquençage, aux hospitalisations, aux décès et aux vaccins.

L’OMS avait déjà évoqué la possibilité que la Chine ait des difficultés à tenir le compte des infections au COVID-19. Elle a également invité les scientifiques chinois à présenter des informations détaillées relatives à l’épidémie lors de la réunion d’un groupe consultatif technique prévue le 3 janvier.

La Chine connaît une flambée épidémique depuis l’abandon de la politique « zéro COVID-19 » début décembre, ce qui fait craindre l’émergence de nouveaux variants.

L’OMS a jugé compréhensibles les mesures de protection imposées aux voyageurs

«En l’absence d’informations complètes sur le nouveau coronavirus venant de Chine, il est compréhensif que des pays prennent les mesures dont ils pensent qu’elles protégeront leurs populations», a déclaré sur twitter, Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ces déclarations du chef de l’OMS interviennent alors que certains pays prennent des mesures de prévention. Après la levée des restrictions sanitaires et des «soupçons» de flambée des cas de Covid-19 en Chine, des pays comme la France, le Canada, les États-Unis, l’Italie et le Japon ont décidé d’imposer des tests aux voyageurs en provenance de Chine.

Cependant, le Bureau des droits de l’homme de l’ONU a indiqué que toute mesure préventive doit être proportionnelle. «Les nouvelles restrictions imposées aux personnes qui voyagent doivent être proportionnées, nécessaires à la réalisation des objectifs de santé publique et appliquées de manière objective et non discriminatoire», ont tweeté jeudi les services du Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk.

Manque d’information

L’OMS a déploré que sur le terrain, il y a peu d’informations provenant de Chine, qui permettre à l’OMS «de procéder à une évaluation complète des risques liés à la situation sur place». L’OMS relève l’importance de disposer «d’informations plus détaillées sur la gravité de la maladie, les hospitalisations et les besoins en soins intensifs».

En attendant, l’agence onusienne reste toujours «préoccupée» par l’évolution de la situation en Chine. Elle continue d’encourager Beijing à traquer le virus et à vacciner les personnes les plus à risque. 

La Chine a connu un nouveau pic de cas après l’assouplissement des mesures de restriction, le 7 décembre. Dans ces conditions, le Dr. Tedros a déclaré que l’OMS continuerait à offrir son soutien aux soins cliniques et à protéger le système de santé chinois, qui est en train de s’effondrer.

Le 21 décembre dernier, Tedros Adhanom Ghebreyesus a déclaré que son organisation s’inquiétait de la résurgence de la pandémie en Chine, où la commission nationale de la Santé indiquait qu’elle renonçait à publier un bilan quotidien des décès dus au nouveau coronavirus.

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De plus, les autorités chinoises ont indiqué cette semaine qu’elles mettaient fin à la quarantaine obligatoire à l’arrivée en Chine, incitant de nombreux Chinois à prévoir de se rendre à l’étranger.