Le ministère du logement et du développement urbain et rural a pris un ton plus modéré dans son communiqué annuel, présentant ses orientations politiques pour 2019.

Le ministère préconise un assouplissement ou une levée des restrictions à la spéculation dans l’immobilier. En août 2016, 19 villes du pays ont mit en place des mesures visant à refroidir leurs marchés immobiliers en surchauffe, notamment en augmentant le taux de l’acompte et en imposant des restrictions d’achat.

Le ministère a également déclaré que les règlements 2019 se concentreront sur «la stabilisation des prix des terrains, des prix des logements et des attentes (du marché)». De plus, le gouvernement compte appliquer dans plusieurs villes des politiques différentes en fonction de la situation de leur marché.

«Le marché de l’immobilier a diminué en 2014 et s’est stabilisé en 2015. En 2016, il a montré des signes d’irrégularité. Les marchés du logement dans la plupart des villes de premier et de second rang se sont réchauffés, mais l’offre excédentaire a perduré dans les petites villes», avait expliqué en octobre 2016, Xue Jianxiong, président de la société de gestion d’actifs UTC.

Selon les données publiées par le Bureau national des statistiques (BNS), le marché de l’immobilier chinois est resté stable en novembre 2018, alors que les gouvernements locaux ont mit en place des mesures de lutte contre la spéculation.

Ainsi, les propriétés commerciales nouvellement construites dans les villes de premier rang ont augmenté de 0,3% entre octobre et novembre 2018, tandis que les prix des propriétés de seconde main ont diminué de 0,4%.

A contrario, 5 des 70 villes les plus importantes du pays, comme Tianjin, Xiamen, Shenzhen, Jinhua et Wenzhou, ont vu les prix des nouvelles propriétés baisser entre octobre et novembre 2018.

«Les prix des propriétés de seconde main dans dix villes majeures ont décliné pendant deux mois consécutifs et les prix dans les 70 villes [majeures de Chine] ont également enregistré des changements significatifs», a expliqué Zhang Dawei, un analyste en chef de l’agence immobilière Centaline. «C’est la première fois que cela arrive en quatre ans» a ajouté ce dernier.