Un membre des forces indiennes a été tué dans un accrochage. Il s’agit du premier décès annoncé après deux incidents en 48 heures dans la région du Ladakh, après des affrontements meurtriers à la mi-juin ayant fait au moins 20 morts côté indien.

Région du Ladakh, zone conflictuelle sino-indienne

Un militaire d’origine tibétaine engagé au sein des forces spéciales indiennes a été tué dans un accrochage avec l’armée chinoise à la frontière contestée entre les deux pays dans l’Himalaya, a annoncé une représentante du Parlement tibétain en exil.

La Chine et l’Inde se sont mutuellement accusées d’avoir franchi le 29 août, puis le 31 août, la Ligne de contrôle effectif («Lign of Actual Control», LAC), frontière de facto qui n’est pas clairement démarquée.

Ni la Chine, ni l’Inde n’ont fait état de victimes ces derniers jours. Cependant, Namghyal Dolkar Lhagyari, une membre du Parlement tibétain en exil, a affirmé à l’Agence France Presse qu’un soldat d’origine tibétaine était «mort en martyr dans l’affrontement» du 29 août dans la soirée.

La parlementaire a ajouté qu’un autre membre des Forces frontalières spéciales – un corps armé composé de militaires d’origine tibétaine opposés à la Chine sur leur région – avait été blessé.

Le flou autour de la frontière peut conduire des soldats de Chine et d’Inde à des rencontres, voir confrontation, pensant que l’autre viole la ligne. Or la presse chinoise a assuré que « la Chine est capable d’infliger à l’Inde des pertes militaires encore plus importantes que par le passé si l’Inde veut s’engager sur la voie de la compétition ».

L’Inde fait face à une « Chine puissante » et ne doit pas avoir de quelconques « illusions » sur un éventuel soutien de la part des Etats-Unis sur cette question, a écrit le Global Times, quotidien nationaliste publié par le Quotidien du Peuple – l’organe officiel du Parti communiste chinois (PCC).

« Mais si l’Inde veut s’engager dans une compétition, la Chine dispose de plus d’outils et de capacités que l’Inde. Si l’Inde veut une confrontation militaire, l’ALP (Armée de libération du peuple) fera à coup sûr subir à l’armée indienne des pertes bien plus importantes qu’elle ne l’a fait en 1962 », ajoute-t-il en référence à la guerre sino-indienne.