La Chine a protesté auprès des autorités françaises contre le récent passage d’un de ses bâtiments de guerre, le Vendémiaire, dans le détroit de Taïwan.

Le porte-parole du Ministère chinois de la Défense a précisé que la frégate de surveillance avait été interceptée début avril par des bâtiments de la force navale de l’Armée populaire de libération (APL).

La Chine a dénoncé à plusieurs reprises des passages, de plus en plus fréquents, de navire de guerre américains dans cette zone. D’autant que le franchissement du détroit séparant Taïwan de la Chine continentale est rare de la part d’un navire militaire européen.

Le porte-parole du ministère chinois de la Défense a précisé qu’une protestation officielle avait été émise auprès des autorités françaises. Côté ministère français des Armées, certaines précisent que Paris et Beijing étaient « en contact étroit (…) au sujet de l’incident » tout en faisant valoir que la marine française « transite en moyenne une fois par an dans le détroit de Taïwan, sans incident ni réaction ».

Selon des sources américaines, l’incident a conduit la Chine à refuser au Vendémiaire sa participation initialement prévue à la parade militaire qui s’est déroulée le 23 avril au large de Qingdao pour marquer le 70e anniversaire de la marine chinoise.

Le porte-parole de l’état-major des armées françaises, le colonel Patrik Steiger, s’est refusé à tout commentaire sur « une mission opérationnelle ». Toutefois, le Vendémiaire est un navire équipé de deux canons de 20 mm et de deux missiles anti-navire.

Le bâtiment effectue régulièrement des missions dans la zone Asie-Pacifique pour « entretenir la connaissance » de ce secteur et développer la coopération régionale avec les pays riverains sous le sceau de « la libre circulation » maritime.