L’administration Biden a publié la semaine dernière la stratégie indo-pacifique des États-Unis, qui mentionne que les États-Unis vont construire des liens avec leurs alliés et partenaires et renforcer les garanties de sécurité.

Les États-Unis ont également annoncé qu’ils allaient ouvrir une ambassade dans les îles Salomon dans le cadre de leur stratégie indo-pacifique, afin de contrer l’influence de la Chine dans la région.

Lire aussi : Washington inaugure une ambassade aux Îles Salomon pour freiner la Chine

Le président Joe Biden a définit cette stratégie comme étant « notre vision est celle d’un Indo-pacifique ouvert, connecté, prospère, résilient et sécurisé ; et nous sommes prêts à travailler avec chacun d’entre vous pour y parvenir », lors du Sommet d’Asie orientale, le 27 octobre 2021.

Dans le texte, la Chine y est clairement mentionné comme un défi majeur : « Au cours de l’année qui vient de s’écouler, les États-Unis ont modernisé leurs alliances historiques, renforcé les partenariats émergents et noué des liens innovants entre eux pour relever les défis pressants, de la concurrence avec la Chine au changement climatique en passant par la pandémie ».

Lire aussi : Joe Biden se félicite de sa stratégie face à la Chine

Pour le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Wang Wenbin, la stratégie indo-pacifique a été élaborée sous le prétexte de la « menace chinoise ». Cette stratégie nourrit selon lui « de mauvaises intentions ».

« Ce que les États-Unis disent dans leur stratégie indo-pacifique est différent de ce qu’ils font réellement. Les États-Unis prétendent faire progresser la liberté et l’ouverture dans la région, mais forment en fait une clique exclusive par le biais d’AUKUS et du QUAD ».

Lire aussi : La Chine dénonce la vente « irresponsable » de sous-marins américains à l’Australie

D’ailleurs, Taiwan est mentionné à deux reprises dans le texte détaillant la stratégie américaine : « solidifier les relations avec les principaux partenaires régionaux, notamment l’Inde, l’Indonésie, la Malaisie, la Mongolie, la Nouvelle-Zélande, Singapour, Taïwan, le Vietnam et les îles du Pacifique » et « maintenir la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan »

Selon Pékin, les Etats-Unis « attisent l’opposition et la confrontation entre les pays de la région, ce qui ébranle l’architecture de coopération régionale centrée sur l’ASEAN qui s’est formée au fil des ans, et constitue une menace sérieuse pour les résultats de la coopération régionale et les perspectives de développement ».

Wang Wenbin dénonce cette stratégie qui « ressuscite la mentalité de la guerre froide et la politique des blocs n’a rien de nouveau et n’a aucun avenir, mais ne fera qu’apporter division et turbulence en Asie-Pacifique. Elle est donc condamnée à ne rencontrer que vigilance et rejet de la part des pays de la région ».