La Commission d’experts de l’OIT a publié un rapport qui exprime une profonde inquiétude quant au traitement des minorités ethniques et religieuses en Chine, et en particulier au Xinjiang.

Le rapport appelle le gouvernement chinois à revoir ou à modifier plusieurs de ses politiques nationales et régionales sur le Xinjiang en ce qui concerne le « travail forcé ».

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Pour le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Wang Wenbin, « la soi-disant ‘base de données des victimes du Xinjiang’ citée par la Confédération syndicale internationale dans le rapport est en fait un outil utilisé par les forces anti-chinoises pour attaquer la Chine en salissant le Xinjiang ».

Selon lui, « le gouvernement chinois accorde une grande attention à la protection des droits et des intérêts des travailleurs. Nous protégeons le droit à l’égalité face à l’emploi, le droit à une participation égale à la vie économique et sociale, et un accès égal aux fruits du développement des travailleurs de tous les groupes ethniques ».

Le porte-parole a assuré que la Chine assume activement ses obligations internationales, via une coopération « fructueuse » avec l’OIT et la ratification de 26 conventions de l’OIT, dont la Convention concernant la discrimination (emploi et profession) de 1958, qui a été ratifiée en 2005.

Les lois chinoises, notamment la Loi sur le travail et la Loi sur la promotion de l’emploi, contiennent des dispositions claires sur la promotion du droit à l’égalité face à l’emploi et l’élimination de la discrimination en matière d’emploi parmi les travailleurs de tous les groupes ethniques, a expliqué Wang Wenbon.

« La Convention est effectivement mise en œuvre en Chine, et il n’existe aucune politique ou pratique discriminatoire à l’encontre des minorités ethniques dans le Xinjiang », a indiqué ce dernier.

Certains commentaires et recommandations de la Commission « ne sont pas objectifs ou justes ». La Chine regrette que sa déclaration en réponse « ne soit pas entièrement acceptée » par la Commission et maintiendra la communication avec l’OIT sur le rapport de la Commission d’experts pour l’application des conventions et recommandations.