Le haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a affirmé qu’il souhaitait rencontrer des responsables chinois pour tenter d’obtenir des engagements de la part du gouvernement, afin que la veuve du dissident défunt Liu Xiaobo puisse quitter la Chine.

Ce dernier avait été vivement critiqué par la Chine lorsqu’il avait rendu un hommage appuyé à l’ancien prix Nobel de la paix et dissident chinois décédé jeudi dernier en détention à l’âge de 61 ans.

Il avait alors demandé au gouvernement de respecter la liberté de mouvement de son épouse, Liu Xia, et de l’autoriser à quitter le pays si elle le souhaite.  

« Malgré l’emprisonnement et la séparation avec la femme qu’il adorait, qui auraient pu alimenter sa colère et son amertume, Liu Xiaobo disait ne pas éprouver de haine à l’égard de ceux qui l’ont poursuivi et jugé », avait-t-il ajouté.

Or, « nous sommes désormais concentrés sur sa femme« , Liu Xia, qui est elle assignée à résidence depuis 2010, « et essayons de nous assurer qu’elle soit libre de ses mouvements », a expliqué le haut commissaire, le 20 juillet.

« Si elle souhaite quitter la Chine, elle devrait être capable de quitter la Chine », a ajouté ce dernier, assurant qu’il souhaitait évoquer son sort avec des responsables chinois.