Une semaine avant le Conseil des ministres de la Commission de l’Océan Indien (COI), la République Populaire de Chine avait déposé une demande de statut d’observateur au sein même de la COI. Cette demande a été débattue lors de la réunion interministérielle, des 18 et 19 mai à Madagascar, cependant, aucune décision finale n’a été adoptée.

Contactée par notre rédaction, la COI a indiqué que le 30ème Conseil des ministres a « noté avec intérêt la demande de la République populaire de Chine de bénéficier du statut d’observateur », reconnaissant « la contribution de la République populaire de Chine à la COI, notamment son appui financier renouvelé à trois reprises », (2011 – 2012 – 2013).

Jean Claude de l'Estrac, secrétaire général de la COI et l'ambassadeur de Chine, Li Li

Jean Claude de l’Estrac, secrétaire général de la COI et l’ambassadeur de Chine, Li Li

Pour la Commission, «  la tonalité générale des échanges entre les ministres a été très positive sur le fond de la candidature déposée par Beijing ». Malgré cela, le Conseil des ministres « a demandé cependant un délai supplémentaire pour que les services concernés des ministères des Affaires étrangères, en particulier les directions juridiques, aient le temps d’examiner la demande. En effet, la demande de la République populaire de Chine a été reçue le 12 mai et la tenue du Conseil de la COI 8 jours plus tard n’a pas permis à nos États d’assurer un examen exhaustif de la requête dans un délai aussi court, » nous explique la COI.

« Conscients de l’importance de cette demande de la République populaire de Chine, les États se sont engagés à l’étudier dans les meilleurs délais et à informer le Secrétaire général de leur position en vue d’une décision définitive,  que l’on peut espérer obtenir sans attendre le 31ème Conseil », dont les dates n’ont pas encore été fixé.