La présidente taïwanaise Tsai Ing-wen a souhaité ce lundi reprendre les discussions avec la Chine, en affirmant que « tout » pouvait se discuter.

Les relations s’étaient réchauffées sous le gouvernement précédent du président Ma Ying-jeou. Mais depuis l’arrivée en mai 2016 de Tsai Ing-wen, issue d’un parti aux positions traditionnellement indépendantistes, les échanges sont tendus.

Cette dernière a refusé de s’approprier le concept d’une seule Chine unique », instauré par le Consensus de 1992 entre les deux capitales. L’absence de prise de position politique en faveur de ce concept a incité la Chine continentale à couper toutes les lignes de communications avec l’île.

A l’occasion de la Fête nationale, Tsai Ing-wen a exhorté dans un discours les deux camps à « mettre de côté le bagage de l’histoire et à se lancer dans un dialogue positif« . La présidente a invité « les autorités de Chine continentale à accepter la réalité, qui est que la République de Chine (Taïwan) existe et que les Taïwanais ont une foi inébranlable dans le système démocratique ».

« Les deux rives du détroit doivent s’asseoir et discuter au plus vite. Tout peut être discuté », ajoutant ne pas vouloir voire « le vieux chemin de la confrontation ». Mais, elle a indiqué que son gouvernement ne « plierait pas devant les pressions », selon l’Agence France Presse.