Le ministre taïwanais des Affaires étrangères, Joseph Wu, a exhorté la Chine à «revenir aux normes internationales civilisées» concernant la « ligne médiane » du détroit de Taïwan.

Taïwan a exigé le 22 septembre que la Chine «fasse marche arrière» et l’a accusée de menacer la paix, après qu’un haut responsable de Chine a nié l’existence d’une limite maritime entre les deux pays.

Le détroit de Taïwan est divisé par une «ligne médiane» qui est en général respectée, mais l’aviation chinoise a envoyé plusieurs avions sur la zone.

Le ministre taïwanais des Affaires étrangères Joseph Wu a exhorté la Chine à «revenir aux normes internationales civilisées», à la suite des déclarations d’un porte-parole de la diplomatie chinoise.

En effet, après l’annonce par des médias taïwanais du survol d’avions militaires de Chine au-dessus de « ligne médiane » du détroit de Taïwan. Wang Wenbin, porte-parole du Ministère chinois des affaires étrangères, a indiqué que « la région de Taïwan est une partie inaliénable du territoire chinois. La soi-disant ligne médiane n’existe pas ».

Pour sa part, Joseph Wu a expliqué lors d’un point presse que «la ligne médiane a été, depuis de nombreuses années, un symbole qui a empêché les conflits armés et préservé la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan».

«Les propos du ministère des Affaires étrangères (chinois) reviennent à abolir le statu quo», selon lui. «J’appelle la communauté internationale à condamner le Parti communiste chinois (PCC) pour ses propos et actions provocateurs et dangereux qui menacent la paix (…) La Chine doit faire marche arrière», a-t-il ajouté dans un tweet.

La Chine considère Taïwan comme une province rebelle appelée à rentrer dans son giron, si nécessaire par la force, bien qu’elle s’auto-administre depuis plus de 70 ans.

La Chine n’a pas cessé d’intensifier les pressions diplomatiques, économique et militaire sur Taïwan depuis l’élection en 2016 de la dirigeante Tsai Ing-wen, qui rejette le principe de la Chine, selon lequel l’île fait partie d’«Une seule Chine».

En 20,9 Taïwan a accusé la Chine d’avoir violé l’accord tacite respecté de longue date concernant la «ligne médiane», après son franchissement par des avions de chasse chinois pour la première fois depuis des années.

Depuis l’accession au pouvoir du président américain Donald Trump, Washington a multiplié les gestes envers Taïwan, ce qui n’a pas manqué de susciter la colère de la Chine qui a accusé les États-Unis d’«encourager» ainsi l’indépendance de l’île.