Les trois géants chinois des télécoms retirés de la cote à Wall Street ont demandé à la Bourse de New York de revenir sur cette décision, le jour de l’entrée en fonction de l’administration Biden, le 20 janvier.

Dans des communiqués séparés, China Mobile, China Telecom et China Unicom affirment avoir demandé la veille au New York Stock Exchange d’engager un réexamen de sa décision.

Après deux revirements successifs, la plateforme boursière new-yorkaise avait annoncé au début du mois de janvier son intention de retirer de la cote les trois entreprises contrôlées par le gouvernement chinois, qui sont également échangées à la Bourse de Hong Kong.

Elle obéissait au décret du 12 novembre du président Donald Trump, interdisant les transactions sur des entreprises accusées d’êtres mêlées au développement du complexe militaire chinois.

Dans leurs communiqués, les trois entreprises chinoises précisent que le réexamen doit se dérouler au moins 25 jours ouvrables après le dépôt de leur demande.

En déposant leur recours 20 janvier, jour de l’investiture du nouveau président Joe Biden, ces entreprises chinoises semblent miser sur un changement de la politique américaine vis-à-vis de la Chine, après l’affrontement de l’ère Trump.

Mais lors d’une audition au Sénat, la future secrétaire au Trésor de Joe Biden, Janet Yellen, a assuré que la nouvelle administration s’inscrirait dans ce domaine dans le sillage de la précédente.

«Nous devons nous attaquer aux pratiques abusives, injustes et illégales de la Chine», a indiqué cette dernière, citant «le vol de la propriété intellectuelle», «les transferts forcés de technologies américaines» ou «les subventions illégales» versées par Pékin à ses entreprises publiques.