Des équipes de recherche chinoise et américaine travaillent sur le développement d’un emballage alimentaire en matériaux d’origine naturelle, qui pourrait tuer des bactéries telles que la listeria.

Les premiers résultats présentés par les chinois et les américains semblent prometteurs.

La conservation des aliments constitue est un sujet très sensible pour les industriels de l’agroalimentaire, notamment dans le contexte sanitaires actuel. Où les importations alimentaires surgelés ont été pointées du doigt par les autorités chinoises, après l’apparition de plusieurs foyers locaux.

D’après l’agence de presse Reuters, un nouvel emballage alimentaire biodégradable et capable de tuer les microbes nocifs pour l’homme, a été développé par la Nangyang technological university de Singapour (Chine) et les chercheurs spécialisés en santé de la Harvard TH Chan School of Public Health, aux Etats-Unis.

Ils ont utilisé de la zéine, une protéine extraite du grain de maïs, pour créer cet emballage alimentaire. En France, la zéine a déjà été utilisée dans le cadre de recherches autour des polymères par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).

Autres composants de l’emballage, l’amidon et d’autres biopolymères d’origine naturelle, infusés dans un mélange de composés antimicrobiens naturels ont été utilisés, tout comme l’huile de thym.

«L’emballage est conçu pour libérer les minuscules quantités nécessaires de composés antimicrobiens uniquement en réponse à la présence d’humidité supplémentaire ou de bactéries. Ainsi, l’emballage peut résister à plusieurs expositions et durer des mois», ont expliqué les chercheurs.

Face à une augmentation de l’humidité ou exposées à des enzymes provenant de bactéries nocives, les fibres de l’emballage sont capables de libérer ds composés antimicrobiens naturels. Il s’agirait là d’un moyen de tuer des bactéries, telles que la listeria, Escherichia coli ou les champignons.

Preuve de l’avancée de leur travaux, des fraises sont restées fraîches durant sept jours une fois empaquetées. Les fruits et légumes ou la viande crue pourraient bénéficier de cette avancée.

«L’un des moyens les plus efficaces d’améliorer la sécurité alimentaire et de réduire la détérioration des denrées, ainsi que les déchets, est de développer des matériaux d’emballage alimentaire biodégradables et non toxiques», a indiqué Philip Demokritou, professeur adjoint à Harvard, à l’agence de presse Reuters.

Aucune date n’a encore été donnée pour d’éventuels développements industriels.