Le bureau des affaires de Taïwan a laissé entendre qu’il préparait une liste noire sur laquelle se trouveraient les noms de « sécessionnistes purs et durs de Taïwan ».

Le bureau des affaires de Taïwan du Conseil d’État a indirectement confirmé que la Chine formait une liste noire de «sécessionnistes taïwanais purs et durs», après l’annonce par certains médias de Hong Kong.

Su Tseng-chang, chef de l’organe exécutif de Taïwan et un sécessionniste extrême avec une forte hostilité à l’égard du continent chinois, est sur la liste noire des sécessionnistes taïwanais purs et durs, a déclaré une source faisant autorité au Global Times.

D’après le quotidien, proche du pouvoir Global Times, les experts chinois estiment que bien que le contenu de la liste reste inconnu, elle serait un énorme moyen dissuasif contre les sécessionnistes taïwanais.

« Les sécessionnistes de Taïwan et leurs activités séparatistes sont la plus grande menace pour la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan et le plus grand obstacle au développement pacifique des relations inter-détroits », a déclaré Zhu Fenglian, porte-parole du Bureau des affaires de Taïwan du Conseil d’État.

Cette dernière a indiqué que « les mesures prises par les sécessionnistes pour provoquer la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine ne peuvent jamais être tolérées. Le but de la répression des sécessionnistes et de leurs partisans et payeurs est de sauvegarder la paix et la stabilité et les intérêts du peuple chinois des deux côtés du détroit de Taïwan ».

Selon les médias taïwanais, certains politiciens sécessionnistes taïwanais ont décrié cette liste noire, afin de montrer qu’ils ne craignaient pas d’être mis sur liste noire. Tsai Ing-wen, chef du Parti progressiste démocratique séparatiste (DPP) et dirigeante de Taïwan reste silencieuse sur le sujet.

Tsai Ing wen, dirigeante de la République de Chine

« L’indépendance de Taïwan » est une voie sans issue qui ne fera qu’apporter un désastre aux Taïwanais. La réunification est une tendance irrésistible, et les sécessionnistes seront condamnés par le peuple et punis par l’histoire, a déclaré Zhu Fenglian.

Pour les «sécessionnistes purs et durs» et leurs bailleurs de fonds inscrits sur la liste noire, la Chine prendra des mesures strictes pour les poursuivre en justice conformément à la loi anti-sécession, la loi pénale et la loi sur la sécurité nationale. Ils seront tenus responsables à vie, a indiqué le quotidien Hong Kong Ta Kung Pao.

« Une déclaration du Bureau des affaires taïwanaises du Conseil d’État confirme une telle liste noire contre les sécessionnistes taïwanais, et des experts du continent ont commencé à formuler de telles listes en 2019 », a confirmé Wang Jianmin, spécialiste des affaires taïwanaises à l’Académie chinoise des sciences sociales.

Pour ce dernier, « la confirmation indirecte montre la ferme volonté et la position de la Chine dans la sauvegarde de son territoire et de sa souveraineté et dans la répression des sécessionnistes ».

Selon lui, des listes noires de ce type sont nécessaires. Cependant, « il reste à voir quand la liste sera publiée, mais la liste noire elle-même sera un énorme moyen de dissuasion contre les sécessionnistes de Taïwan ».

Selon un expert des affaires taïwanaises basé à Beijing a indiqué au Global Times que la liste noire devrait comprendre les personnes suivantes : des membres principaux du DPP; des membres de groupes sécessionnistes radicaux et de partis politiques comme Formosa Alliance, Taiwan Solidarity Union et le New Power Party, qui veulent la mise en place d’un «référendum pour l’indépendance» afin de contester le statu quo entre les deux détroits.