Une vedette des garde-côtes chinois est entrée dans la zone d’accostage des îles Senkaku situées en mer de Chine orientale, selon les autorités japonaises.

Quatre bateaux de patrouille chinois se sont approchés, le 11 février, des îles administrées par le Japon sous le nom de Senkaku et revendiquées par la Chine sous celui de Diaoyu, en mer de Chine orientale.

D’après la chaîne japonaise NHK, une vedette faisant parti du groupe naval a pénétré dans les eaux territoriales japonaises. Suite à cela, une cellule de crise a été mise en place suite à l’incident pour recueillir davantage d’informations et suivre son déroulement.

La Chine n’a pour l’instant pas encore confirmé, ni commenté ces informations. Depuis plusieurs décennies, les deux pays ont un différent concernant des îles en mer de Chine orientale contrôlées par le Japon (îles Sensaku), mais dont Beijing revendique la souveraineté (îles Diaoyu).

Tokyo affirme occuper ces îles depuis 1895, alors que Beijing se base sur les cartes japonaises datant de 1783 et 1785, sur lesquelles les piles étaient déjà marquées comme territoire chinois. Après la Seconde Guerre mondiale, les îles se sont retrouvées sous contrôle américain et ont été transférées au Japon en 1972.

Tokyo et Beijing s’étaient mis d’accord, en juin 2008, pour coopérer sur le pétrole et le gaz dans cette région, mais les négociations se sont arrêtées deux ans plus tard à la suite de tensions croissantes qui n’ont pas cessé depuis.

Pourtant la Chine et le Japon ont tenu, le 8 février à Beijing, une consultation diplomatique régulière et un dialogue de sécurité entre le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Kong Xuanyou et le vice-ministre japonais des Affaires étrangères Takeo Mori.

Les deux hommes sont convenues que l’année 2019 est « une année vitale pour le passage à un niveau supérieur des relations sino-japonaises ». Ces derniers souhaitent échanger en tant que « partenaires de coopération plutôt qu’une menace l’un pour l’autre ».

D’après un communiqué commun, ils ont convenu de « se soutenir mutuellement dans le développement pacifique ; de planifier et de préparer des échanges de haut niveau ; de réaliser des progrès solides en matière de coopération commerciale et d’échanges de personnes ; et de traiter comme il convient les questions importantes et sensibles ».