«Les informations parues dans les médias selon lesquelles Google met au placard le projet Dragonfly font suite à de vives critiques émanant d’organisations de défense des droits humains et d’employés de Google. Nous apprécierions que Google décide de renoncer à Dragonfly et d’abandonner son projet de coopérer à la censure et à la surveillance de grande ampleur mises en place par le gouvernement chinois. Poursuivre le projet Dragonfly représenterait une capitulation massive en matière de droits humains de l’une des entreprises les plus puissantes du monde»

Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty International.

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«D’après ces informations, Dragonfly est mis de côté en raison de divergences au niveau du processus interne, et non de préoccupations relatives aux droits humains – ce qui est inquiétant», note l’ONG.

Comme l’ont exposé Amnesty International et d’autres organisations non gouvernementales dans une lettre adressée à Sundar Pichai, du fait des menaces pesant sur les droits à la liberté d’expression et à la vie privée de millions de personnes en Chine, ce projet n’aurait jamais dû éclore.

«Nous invitons une nouvelle fois le PDG de Google Sundar Pichai à clarifier les hypothèses et à affirmer publiquement que son entreprise s’abstiendra de développer des moteurs de recherche censurés et enterrera le projet Dragonfly sans attendre», a indiqué Amnesty International sur son site internet.