Le ministre des affaires étrangères a réfuté les rumeurs selon laquelle la Chine intensifiait ses activités en mer de Chine méridionale pour atteindre ses objectifs stratégiques.

De telles affirmations sont « absurdes et sans fondement », pour Wang Yi. Ce dernier a expliqué lors d’une conférence de presse en marge des deux sessions annuelles, que « la mer a servi de pont pour la coopération de la Chine avec les pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) pour lutter contre la pandémie de COVID-19 ».

« Que la Chine profite de l’épidémie pour étendre sa puissance dans la mer de Chine méridionale est un non-sens », a a indiqué ce dernier, ajoutant que « ce qui ne nous bat pas nous rend plus forts ».

Ce dernier a ainsi décrit les relations Chine-ASEAN, promettant d’améliorer les relations économiques, les échanges entre les peuples et d’accroître la coopération dans « l’économie bleue », une référence à l’utilisation durable des ressources des océans pour la croissance économique, l’amélioration des moyens de subsistance et des emplois tout en préservant la santé de l’écosystème océanique.

« Le fait que nous avons vu est que récemment la Chine s’est concentrée sur la coopération avec les pays de l’ANASE contre le COVID-19 », a déclaré Wang Yi. Le chef de la diplomatie a assuré que « les deux parties se sont soutenues et s’entraident, et la confiance mutuelle s’est renforcée ».

Pour lui, la mer de Chine méridionale est en train de devenir une mer au service de la coopération et de l’assistance mutuelle entre la Chine et les pays de l’ASEAN dans la lutte contre le COVID-19, alors que des navires et des avions chargés de fournitures anti-épidémiques font la navette dans les deux sens.

« Un petit nombre de pays en dehors de la région ont continué d’envoyer des avions militaires et des navires de guerre en mer pour montrer leur force militaire, creuser fréquemment un fossé entre la Chine et les pays de l’ANASE et saper délibérément la stabilité durement acquise en mer. De tels actes sont mal intentionnés et méprisables », a indiqué Wang Yi.

Sans le nommer, le ministre fait référence aux Etats-Unis qui opèrent dans la région. Les États-Unis, mais également l’Australie, la France et le Royaume-Uni, contestent la politique chinoise dans cette région. Cela se traduit par des missions dites « FONOP », ce sont des opérations baptisées « liberté de navigation », régulièrement assurées par les forces navales américaines, envoyées à moins de 12 milles des récifs revendiqués par la Chine.

Ces dernières années, grâce aux efforts conjoints de la Chine et des pays de l’ASEAN, la situation en mer de Chine méridionale s’est régulièrement améliorée, a précisé le ministre des affaires étrangères.

« La coopération entre la Chine et l’ASEAN dans des domaines tels que la recherche et le sauvetage maritimes, la protection de l’environnement marin et la recherche scientifique marine a fait beaucoup de progrès positifs », a déclaré Wang Yi. D’ailleurs, les négociations sur le projet de code de conduite (COC) pour la mer de Chine méridionale avancent.

Pour Wang Yi, elles « sont fermes et ne seront perturbées par aucune autre ingérence ». « La Chine et les membres de l’ASEAN ont convenu de conclure le code de conduite à une date rapprochée, un objectif que nous sommes confiants et déterminés à atteindre », a-t-il indiqué.