Les États-Unis vont ajouter des dizaines d’entreprises chinoises, dont le principal fabricant de puces du pays SMIC, à leur liste noire, selon deux sources proche du dossier à l’agence de presse, Reuters.

Cette décision apparait comme le dernier baroud d’honneur de l’administration Trump dans sa guerre commerciale contre la Chine. Au total, les États-Unis devraient ajouter environ 80 entreprises chinoises et filiales supplémentaires à la liste dite « des entités », quasiment toutes chinoises.

L’administration de Donald Trump compte cibler des entreprises chinoises qui, selon Washington, ont des liens avec l’armée ou sont impliquées dans des violations présumées des droits de l’homme. L’administration Trump a souvent utilisé cette liste noire de plus de 275 entreprises chinoises et filiales basées en Chine – pour s’attaquer aux groupes chinois stratégiques.

Parmi ces entreprises chinoises figurent notamment le géant des télécoms Huawei Technologies Co. et 150 de ses filiales, et ZTE Corp pour des violations de sanctions, ainsi que le fabricant de caméras de surveillance Hikvision.

Le fabricant de puces SMIC, (Semiconductor Manufacturing International Corp) va intégrer cette liste noire, car il était déjà dans le collimateur de Washington depuis plusieurs mois.

Le département du Commerce a imposé en septembre 2020 une demande de licence d’exportation aux fournisseurs de certains équipements de l’entreprise chinoise, SMIC, après avoir conclu qu’il existait un « risque inacceptable » qu’elle puisse utiliser les équipements en question à des fins militaires.

En novembre 2020, le ministère américain de la Défense avait placé également SMIC sur une liste noire recensant les entreprises contrôlées par l’armée chinoise ou liées à cette dernière. Cette liste empêche les investisseurs américains d’acheter des titres des sociétés qui y figurent à partir de la fin de l’année prochaine.

Le SMIC a démenti à plusieurs reprises avoir des liens avec l’armée chinoise. Mais son inclusion sur la liste des entités l’obligerait à demander une licence spéciale au département américain du Commerce avant qu’un fournisseur américain puisse lui envoyer des équipements essentiels.

L’administration Trump tente ainsi de limiter l’accès des entreprises chinoises aux technologies américaines pour la fabrication de puces.