Le géant américain Apple a retiré ce 10 octobre une application de transport urbain qui permettait aux Hongkongais de localiser les policiers sur une carte, après avoir été accusé par Le Quotidien du peuple de soutenir le mouvement pro-démocratie.

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Dans un communiqué, les concepteurs de HongKongmap.live ont indiqué qu’Apple leur avait indiqué que cette application « mettait en péril le maintien de l’ordre et les habitants de Hong Kong ».

« L’application montre les positions de la police et nous avons vérifié avec le Bureau hongkongais de cybersécurité et de lutte contre la criminalité technologique que l’app avait été utilisée pour cibler la police et lui tendre des embuscades, menacer la sécurité publique, et des criminels l’ont utilisée pour nuire à des habitants de zones où ils savaient qu’il n’y avait pas de forces de l’ordre », a indiqué Apple, selon le développeur.

« Cette utilisation de votre app a entraîné un grave préjudice pour ces citoyens ». Depuis quatre mois, Hong Kong est le théâtre de la plus grave crise politique, jamais vécue depuis la rétrocession de l’île à la Chine en 1997.

Des manifestations et actions ont lieu quasi quotidiennement pour dénoncer le recul des libertés et les ingérences grandissantes de la Chine dans les affaires de la région semi-autonome.

Cette mobilisation a donné lieu à des affrontements de plus en plus violents et récurrents entre forces de l’ordre et manifestants radicaux, ainsi qu’à de nombreux actes de vandalisme ciblés contre des entreprises accusées de faire le jeu de Pékin.

Le 9 octobre, Apple avait été accusé par le Quotidien du peuple de prendre partie pour la manifestants pro-démocratie en mettant à leur dispositon l’application HKMap.live. « Apple a choisi d’approuver l’application (…) à Hong Kong », avait indiqué le quotidien proche du pouvoir.