Tim Cook, le PDG d’Apple, a été reçu le 17 octobre par des hauts responsables à Beijing, afin d’apaiser les tensions, après que le géant américain a été accusé de soutenir le mouvement pro-démocratie à Hong Kong.

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Après s’être abstenue de prendre position sur des sujets sensibles durant des années, la firme américain a été pointé du doigt pour avoir autorisé à Hong Kong une application permettant au public de localiser les policiers sur une carte.

Baptisée HKMap.live, cette application a été retirée du magasin d’applications d’Apple, car considérée par Le Quotidien du peuple comme étant un soutien aux « émeutiers » de Hong Kong.

Tim Cook s’est entretenu avec le directeur de l’Administration d’Etat pour la régulation du marché (SAMR), Xiao Yaqing, d’après l’institution. « Les deux parties ont abordé un large éventail de sujets tels que l’accroissement des investissements et le développement des entreprises en Chine » ainsi que « la protection des droits des consommateurs », a indiqué la SAMR sur son site internet. Cette dernière n’a pas donné de détails sur le contenu des échanges.

Ex-colonie britannique rendue à la Chine en 1997, Hong Kong traverse depuis quatre mois une grave crise politique, avec des manifestations quasi-quotidiennes et parfois violentes pour dénoncer la mainmise jugée grandissante du pouvoir central.

Accusé par certains observateurs et politiques hongkongais d’avoir cédé à la pression des autorités chinoises pour retirer l’appli controversée, Tim Cook avait indiqué avoir agi pour « protéger les utilisateurs ».

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