La Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII/AIIB) va s’élargir à 30 nouveaux membres, venant s’associer aux 57 pays membres fondateurs, selon l’agence Bloomberg.

Dans une interview accordée à Bloomberg, le président de la BAII, Jin Luqun a réitéré son invitation auprès de Washington, à rejoindre les membres de la BAII. Ce dernier a assuré que « la porte restera ouverte », réaffirmant que « nous maintenons une politique cohérente. La BAII est une institution de développement multilatéral« .

Lancé en juin 2015, l’institution avait incité Washington à devenir membre fondateur de la banque. Une offre rapidement rejetée par l’administration de Barack Obama, en dépit  de la présence de ces alliés, comme le Royaume-Uni et la Corée du sud.

Aujourd’hui, la situation pourrait s’inverser avec Donald Trump, qui entrera en fonction le 20 janvier. D’après Bloomberg, ce dernier aurait resserrer les liens avec l’institution initiée par Xi Jinping, dans le cadre de la Nouvelle Route de la Soie, « Une Ceinture et Une Route« .

« Nous allons très bien travailler ensemble » a assuré Jin Lunqun, commentant les relations établies avec les démocrates et républicains américains, qui n’ont pas tari d’éloge sur cette institution, devenue l’alternative au Fonds Monétaire International. « Je suis vraiment encouragé par les commentaires très positifs sur la BAII« , a indiqué ce dernier.

D’autant plus qu’une trentaine de pays attendent d’intégrer l’institution, dont 75% des projets sont proposés ou co-financé avec d’autres organismes, tels que la Banque Mondiale, la Banque Asiatique de Développement, la Banque européenne de reconstruction et de développement.

En 2016, la BAII a financé 9 projets dans 7 pays pour un montant global de 173 milliards de dollars (158 milliards d’€). Beijing détient 30 % du capital de l’institution et 26% des droits de vote, et le 2nd actionnaire, l’Inde possède 8,4% des droits de vote.