Le Premier ministre, Sir Anerood Jugnauth a célébré le 45ème anniversaire des relations diplomatiques entre l’île Maurice et la Chine, le 6 janvier.

« Nous sommes très fiers de la contribution de la Chine pour l’avancement de notre pays… », a déclaré le Premier ministre. Mettant en avant l’évolution des relations bilatérales, Sir Anerood Jugnauth a souligné  la montée en puissance de l’Empire du milieu dans le secteur de l’industrie cinématographique.

« En Chine cette industrie connaît déjà un franc succès, soit une croissance de 50%. Maurice est toujours en phase de floraison mais est en bonne voie », a indiqué ce dernier, ajoutant que « le gouvernement encouragera davantage les producteurs à produire des films en offrant un rabais de 40 % sur les productions qui nécessitent un gros budget ».

Un an après la visite du ministre des affaires étrangères, Wang Yi, les échanges entre les deux pays se sont accrus, remplissant pleinement le trois objectifs établis par le ministre chinois, lors de sa visite à l’île Maurice, en janvier 2016.

Ce dernier avait prédit le développement de la coopération sino-mauricienne liée à la coopération sino-africaine, afin que l’île Maurice profite pleinement de l’enveloppe du FOCAC 2015 ; et l’autre est la corrélation des stratégies de développement des deux pays, via « Une Ceinture et Une Route« .

Ce premier objectif a été relativement atteint car l’île Maurice s’est engagée dans l’initiative de la Nouvelle route de la Soie, initiée par Xi Jinping et Port Louis est désormais la plaque tournante de l’Afrique pour la Chine.

Wang Yi avait également mit en exergue la nécessité pour Maurice devenir une passerelle pour la Chine en Afrique, tournant ainsi l’île vers l’ouest et sur le continent africain pour « pouvoir profiter des avantages de sa position géographique ».

« La Chine veut en faire progressivement une fenêtre de ses investissements en Afrique« , indiquant l’agence de presse, Xinhua. Le pari est réussi, Maurice est parvenue à être un hub financier pour Beijing, afin de lui permettre d’investir en Afrique, dans le domaine public et privé.

La zone Océan Indien n’est pas oubliée par la Chine, qui tient également à ce que Maurice y joue un rôle central, dans le but de promouvoir la coopération bilatérale dans la région, via « la coopération mutuellement bénéfique de l’économie maritime« .

Enfin troisième priorité, l’approfondissement des échanges de personnel à tous les échelons et la confiance politique mutuelle. Au cours de l’année 2016, plusieurs ministres mauriciens se sont rendus en Chine (Ashit Gungah, Xavier-Luc Duval, Béatrice Atallah, Pravind Jugnauth), des projets se sont concrétisés (desserte Air Mauritius, Jin Fei, WeChat et MTPA, …).

Le tournant économique de la Chine pousse le gouvernement a trouver des alternatives auprès de ses alliés, particulièrement en Afrique et dans la Zone Océan Indien (ZOI), devenus des terrains d’innovation, de croissance et d’opportunité de développement.

Un moyen pour Beijing d’exporter son savoir-faire, d’investir dans les secteurs privé et public et de trouver de nouveaux leviers de croissance pour l’Empire du milieu.