La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a indiqué que « tous les pays critiquant sa position sur les questions relatives à la région autonome ouïghoure du Xinjiang (nord-ouest) sont des pays développés de l’Occident, alors qu’aucun pays musulman ou en développement ne s’est opposé à sa façon d’agir ».

La situation au Xinjiang, où vivent une majorité de musulman turcophone, est « une affaire de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme, et non de religion et de droits de l’homme », a assuré cette dernière.

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D’après un communiqué de la mission chinoise transmis au Bureau des Nations Unies à Genève (ONUG) le 28 juillet soir, les ambassadeurs de 50 pays auprès de l’ONUG ont cosigné une lettre adressée au président du Conseil des droits de l’homme des Nations unies et au Haut-commissaire aux droits de l’homme pour exprimer leur soutien à la position de la Chine sur les questions relatives au Xinjiang.

Cette lettre intervient après celle envoyé aux Nations Unies, le 12 juillet, par 37 pays, la Russie, l’Arabie saoudite, le Qatar, la Corée du Nord, l’Algérie, le Nigeria, les Philippines et la Syrie.

Les cosignataires «félicitent la Chine pour ses remarquables réalisations en matière de droits humains». Ils «prennent note que le terrorisme, le séparatisme et l’extrémisme religieux ont causé d’énormes dommages à tous les groupes ethniques du Xinjiang».

Hua Chunying a expliqué lors d’un point presse régulier que «les 24 pays critiquant la Chine sont des pays développés de l’Occident, dont la population totale ne dépasse pas 600 millions d’habitants».

«Il n’y a pas de pays musulmans ou de pays en développement [critiquant la Chine]. Les pays qui soutiennent la Chine se trouvent dans des continents tels que l’Asie, l’Afrique, l’Amérique latine et l’Europe, représentant près de deux milliards d’habitants», a noté cette dernière.

Elle a ajouté que les 24 pays critiquant la Chine sont également victimes du terrorisme et de l’extrémisme, qualifiant les efforts de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation de «problèmes mondiaux».

«Ces trois dernières années, aucun attentat terroriste n’a eu lieu au Xinjiang», a-t-elle affirmé à la presse. «Les mesures prises par le gouvernement ont été très efficaces», a assuré Hua Chunying, ajoutant que la Chine souhaitait que le «personnel compétent» de ces 24 pays tire parti de l’expérience du Xinjiang en matière de lutte contre le terrorisme.

Les autorités chinoises sont très actives au Xinjiang, de nombreuses mesures ont été mises en place, dont l’ouverture de « centres d’enseignement et de formation professionnels, afin de prévenir et de combattre le terrorisme et l’extrémisme ».

Ces centres font l’objet d’une vive indignation de la part de la communauté internationale occidentale, qui dénonce ces « camps de détention », visant à siniser la population Ouïghoure.

De plus, Beijing a publié cette année deux livres blancs sur les problèmes du Xinjiang, intitulés «Lutte contre le terrorisme et l’extrémisme et protection des droits de l’homme dans le Xinjiang» et «Questions historiques concernant le Xinjiang».