Le Canada et la Chine ont décidé d’ouvrir des négociations bilatérales afin de définir un accord de libre-échange visant à doubler le commerce bilatéral d’ici 2025.

Le Premier ministre Li Keqiang a indiqué que les deux « ont des intérêts communs profonds et de bonnes relations », raison pour laquelle, le gouvernement chinois « se tient prêt à travailler avec le Canada pour explorer et étudier la manière d’oeuvrer ensemble à une zone de libre-échange ».

De son côté, son homologue canadien, Justin Trudeau, a indiqué que « nous savons qu’un énorme potentiel de notre relation commerciale est pour l’instant inexploité. Cet éventuel accord profiterait aux consommateurs et aux entreprises, en créant des emplois bien rémunérés ».

Cette idée d’un accord de libre-échange sino-canadien a été évoqué par l’ambassadeur chinois au Canada, Zhaohui Luo (image de Une avec Justin Trudeau), lors d’un discours prononcé en février 2015 à Montréal, dans lequel, il était persuadé que « le Canada pourrait notamment trouver en Chine un marché intéressant pour ses technologies d’information, sa production manufacturière de pointe ou ses services financiers », a révélé le site canadien, lapresse.ca.

Interrogé par ce site d’information, Richard Ouellet, professeur de droit international économique à l’Université Laval, a indiqué que « les négociations ne seront pas nécessairement faciles. Les Chinois sont des gens qui négocient lentement et de manière très dure. C’est un partenaire à qui il est difficile de dire non longtemps et souvent ».

La Chine est le 2nd partenaire commercial du Canada avec des échanges dépassant 85 milliards de dollars canadiens l’an dernier (58,4 milliards d’euros). « Les Chinois n’ont pas nécessairement besoin d’un accord de libre-échange pour envahir un marché, mais il est certain que, s’ils négocient avec un pays qui est beaucoup plus petit, comme le Canada, c’est qu’ils ont des attentes et qu’ils vont lui demander de baisser des barrières au commerce. Lesquelles ? Ça reste à voir« , a noté Richard Ouellet.

Pour conclure, Li Keqiang a indiqué qu’ils avaient décidé de « renforcer nos échanges à tous les niveaux et dans le cadre de divers mécanismes. Nous avons notamment convenu de créer un mécanisme de dialogue financier à haut niveau, ainsi qu’un mécanisme de rencontre annuelle entre les ministres des Affaires étrangères des deux nations ».