Bourse de New York : Didi dément les rumeurs de sortie

par | Août 1, 2021 | ECONOMIE

L’application de véhicules avec chauffeur (VTC) a contredit les informations du Wall Street Journal, attestant que Didi devra sortir de la bourse de New York.

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Afin de calmer les tensions avec les autorités chinoises, Didi, le «Uber chinois», vient de démentir l’hypothèse d’une sortie de la Bourse de New York.

«Les rumeurs concernant la sortie de la Bourse sont fausses» a écrit la direction de Didi dans un message posté sur le réseau social Weibo.

Le quotidien américain Wall Street Journal avait affirmé que Didi pourrait quitter la place financière américaine, moyennant une compensation financière pour ses actionnaires.

En effet, la Chine mène une enquête en lien avec la collecte de données privées de la société et est réticente à voir ses fleurons cotées en bourses aux Etats-Unis.

Citant des sources proches du dossier, le Wall Street Journal atteste que «le siège de l’entreprise à Pékin a tenu des discussions avec des banquiers, régulateurs et investisseurs clés sur la manière de résoudre certains des problèmes après que Didi s’est introduit au New York Stock Exchange le 30 juin».

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La sortie de la Bourse impliquerait une offre publique de rachat des titres. Cette sortie de la Bourse de New York fait partie des options initialement évoquées par les autorités chinoises, a précisé le journal américain spécialistes des affaires.

Niant ces rumeurs, Didi affirme sur Weibo qu’il «coopère activement et pleinement à l’examen de la cybersécurité» avec la Chine.

Didi domine en Chine le marché de la réservation de voitures avec chauffeur (VTC), mais sur ordre des autorités l’application ne peut plus être téléchargée. Cette mesure est cependant sans conséquence pour les utilisateurs l’ayant déjà installée sur leur téléphone.

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Régulateurs et enquêteurs de plusieurs ministères se sont rendus mi-juillet au siège de Didi pour passer en revue les questions de sécurité autour des données personnelles, une opération d’ampleur inédite.

Cette première pour une start-up intervient après la levée de 4,4 milliards dollars (3,7 milliards d’euros) par Didi lors de son entrée fin juin à la Bourse de New York à laquelle Pékin n’était pas favorable.

Les soucis de Didi surviennent dans un contexte de tension croissante avec Washington, particulièrement dans le domaine de la tech, la Chine craint désormais que des données cruciales accumulées par ses géants ne fuient à l’étranger.

D’ailleurs, l’administration chinoise du cyberespace envisage d’exiger que les plateformes qui détiennent les données personnelles de plus d’un million d’utilisateurs obtiennent une autorisation de cybersécurité avant de pouvoir s’inscrire à l’étranger.

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