Face à la flambée des contaminations, le gouvernement chinois a décidé d’instaurer un confinement à ses citoyens. Une ville entière a d’ailleurs été confinée.

Des millions de personnes étaient confinées, le 13 mars, à travers la Chine, le pays ayant enregistré son taux le plus élevé en deux ans de cas quotidiens de coronavirus.

En raison d’un pic de cas à travers le pays, les autorités ont fermé les écoles de Shanghai, confiné les quartiers centraux du centre technologique du sud Shenzhen, ainsi que des villes entières du Nord-Est.

De plus, près de 19 provinces luttent contre des foyers locaux dus aux variants Delta et Omicron. Yanji, ville de 700 000 habitants à la frontière nord-coréenne, a été entièrement confinée.

LE YILIN FAIT FACE A UNE FLAMBEE

Le 14 mars, la province Jilin (nord-est) a signalé 144 cas de COVID-19 transmis localement et neuf cas asymptomatiques entre 0h00 et 14h00, ont indiqué les autorités sanitaires locales.

Parmi les nouvelles infections confirmées, 120 ont été signalées dans la capitale provinciale Changchun, 18 dans la ville de Jilin et 6 dans la préfecture autonome coréenne de Yanbian, selon des responsables, ayant tenu une conférence de presse le 14 mars.

Face à l’augmentation du nombre de cas, les autorités locales ont mené des campagnes de tests d’acide nucléique massives et construit des hôpitaux provisoires.

Cliquez sur l’image pour accéder à notre Édition spéciale!

La province a également annoncé la suspension temporaire des voyages trans-provinciaux et interurbains à partir du 14 mars, en particulier pour les résidents des villes de Changchun et de Jilin, où la plupart des infections locales de la province ont été enregistrées lors de la dernière résurgence de l’épidémie.

Le maire de Jilin et le responsable sanitaire de Changchun ont été démis de leurs fonctions le 12 mars, ont rapporté les médias d’État, signe de l’obligation des mesures à instaurer localement pour lutter contre les foyers épidémiques.

POLITIQUE « ZERO COVID »

La Chine a appliqué une politique de tolérance zéro face à l’épidémie de Covid-19, apparu en décembre 2019 à Wuhan. Les gouvernements locaux réagissent aux foyers épidémiques par des confinements locaux, un dépistage de masse, et le contrôle de sa population par l’intermédiaire d’applications de traçage. De plus, les frontières de la Chine restent pratiquement fermées.

Mais ce record de cas quotidiens, provoqués par le variant Omicron, remet en question cette politique. « Le mécanisme d’intervention d’urgence dans certaines zones n’est pas assez robuste, la compréhension des caractéristiques du variant Omicron est insuffisante […] et le jugement a été inexact », a admis Zhang Yan, responsable de santé de la province de Jilin.

« Cela reflète également la montée rapide […] du virus dans les différentes régions et le manque de […] ressources médicales », provoquant des retards d’admission dans les hôpitaux et de traitement des patients, a-t-il ajouté.

Cependant, selon l’Agence France Presse, la population est lassée de cette approche stricte de la lutte contre le Covid-19, et se fait de plus en plus entendre en Chine. Plusieurs responsables préconisent désormais des mesures plus douces et ciblées pour contenir la propagation du virus, et les économistes avertissent que des mesures radicales vont impacter négativement l’économie du pays.