Suite aux critiques contre la Chine en Afrique de l’ancien secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, Beijing a appelé à «une vision juste et objective de la coopération sino-africaine».

«La Chine espère que les autres pays joueront un rôle plus positif dans le développement de l’Afrique et traiteront la coopération sino-africaine de manière juste et objective», a annoncé mardi Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

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Ce dernier a répondu aux remarques du chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson,  qui assurait que les prêts à taux d’intérêt faibles accordés par la Chine ont poussé certains pays d’Afrique subsaharienne à augmenter le niveau de leur dette.

«Ces remarques sont sans aucun rapport avec la vérité», a-t-il indiqué lors d’un point presse, ajoutant que «la dette de certains pays africains résulte d’une accumulation à long terme, et n’est pas apparue récemment. La Chine n’est pas le créancier principal des pays africains».

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A Beijing, ce dernier a assuré qu’il est «difficile pour l’Afrique de mener à bien l’industrialisation et la modernisation sans garantie financière», qui repose principalement pour la Chine en Afrique sur les infrastructures et la production.

« Les entreprises chinoises ont construit beaucoup d’autoroutes, de chemins de fer, de ports, d’aéroports et d’infrastructures de communication, améliorant considérablement l’environnement du développement économique de l’Afrique et aidant le continent à attirer des investissements étrangers», a assuré Geng Shuang.

Or certains observateurs contestent aujourd’hui le processus mit en place par la Chine dans certains pays africains. Ainsi, des prêts à des taux variables sont alloués à des gouvernements africains, qui font par la suite un appel d’offre pour la construction d’infrastructures. Ceux-ci sont généralement remportés par des compagnies chinoises, appartenant à l’Etat. Ainsi, l’argent prêté revient à la Chine, avec ou sans taux d’intérêt.

Le gouvernement chinois a également encouragé et soutenu ses entreprises à augmenter leurs investissements directs en Afrique et à explorer de nouveaux modes d’investissement coopératifs, tels que le partenariat public-privé (PPP), a-t-il poursuivi.

Ce dernier a assuré que le gouvernement et les entreprises publiques et privées ont fait de leur mieux pour éviter d’accroître le fardeau de la dette de l’Afrique, ajoutant que «la Chine était prête à travailler main dans la main avec la communauté internationale afin de soutenir l’Afrique dans sa quête de paix, de stabilité et de développement».