A l’occasion du Sommet de l’APEC à Lima, au Pérou, du 14 au 20 novembre, les représentants de la République de Chine et de Chine continentale ont eu « un bref échange », marquant un « développement positif pour les relations à travers le détroit de Taiwan », d’après le bureau présidentiel de Taïwan.

Le 25 juin, le gouvernement chinois a annoncé l’arrêt du mécanisme de communication avec la République de Chine, suite au refus du nouveau gouvernement de Tsai Ing-wen de reconnaître le principe d' »une seule Chine« .

L’envoyé de Taïwan à l’APEC, James Soong, a indiqué le 21 novembre lors d’une conférence de presse, que l’échange était « amical » avec le président Xi Jinping. Certains médias ont estimé qu’il n’y avait pas réellement eu d’interaction entre les deux hommes, mais pour James Soong « il y a différents niveaux d’interaction et serrer une main constituait aussi une interaction. Dans un espace ouvert, s’il n’y a pas d’opportunité adéquate, il n’y a pas d’interaction ».

« Nous accueillons toujours favorablement toute interaction qui aiderait les deux parties à se comprendre sans conditions préalables politiques », a de son côté déclaré le porte-parole du bureau présidentiel, Alex Huang.

D’ailleurs, le représentant de la présidente Tsai Ing-wen, a indiqué, selon Radio Taïwan International, qu’il a pu abordé la question des petites et moyennes entreprises et des échanges économiques inter-détroit avec le président Xi Jinping en dehors des réunions formelles.

Pour Alex Huang, la brève discussion entre les deux hommes est « une chose positive. Nous sommes heureux de le voir ». Toutefois, les lignes n’ont pas bougé.

« Notre attitude n’a pas changé », a assuré Ma Xiaoguang, porte-parole du Bureau des affaires de Taïwan du Conseil des Affaires d’Etat. Car « si les autorités de Taïwan refusent d’adhérer au Consensus de 1992, la base politique qui représente le principe d’une seule Chine, aucune interaction positive substantielle ne sera effectuée entre les deux rives du détroit », a indiqué ce dernier.