Le volume du commerce entre la Chine et les pays africains a progressé de 16,8% en base annuelle entre janvier et mars 2017, pour atteindre 38,8 milliards de dollars (36,5 milliards d’euros).

« Il s’agit du premier rebond trimestriel du commerce entre la Chine et l’Afrique depuis 2015 », selon Sun Jiwen, porte-parole du ministère du commerce. Ce dernier a indiqué que les importations de la Chine en provenance de l’Afrique avaient augmenté de 46% à 18,4 milliards de dollars (17,3 milliards d’euros).

A contrario, les exportations chinoises à destination de l’Afrique ont diminué d’1% à 20,5 milliards de dollars (19,2 milliards d’euros) sur les trois premiers mois de l’année, contre une chute de 18% sur la même période e, 2016.

Sun Jiwen a expliqué lors d’un point presse que cette croissance résulte de la mise en œuvre de 10 plans de coopération proposés lors du Forum sur la coopération Chine-Afrique à Johannesburg, en décembre 2015. Ceux-ci comprenaient une enveloppe d’investissement de 60 milliards de dollars (56,4 mds €), des prêts sans intérêt et des politiques préférentielles.

Au premier trimestre, les entreprises chinoises ont réalisé plus de 750 millions de dollars (705 milliards d’euros) d’investissements dans le secteur non-financier en Afrique, soit une hausse annuelle de 64%.

Le porte-parole du ministère a indiqué qu’il est prévu que ce niveau s’élève un peu plus, en raison de la signature récente d’accord de coopération économique entre les deux parties cette année.

Le commerce bilatéral entre la Chine et l’Afrique s’est établi à 149,1 milliards de dollars (140,2 milliards d’euros) en 2016.

Pour Lin Songtian, directeur du département des affaires africaines du ministère des affaires étrangères, la coopération sino-africaine repose sur trois tendances : « elle est de plus en plus stimulée par le marché que par les gouvernements, se développe davantage dans les domaines industriels que commerciaux, et favorise les investissements plutôt que la construction d’infrastructures ».

D’ailleurs pour faciliter cette coopération, certains gouvernements africains ont mit en place des dispositifs leur permettant de collaborer directement avec leurs homologues chinois. A cela s’ajoute, les visites successives des dirigeants chinois en Afrique et vice versa.

Ensuite, cette coopération est considérée comme du « jamais vue« , car au cours des 7 premiers mois après la clôture du sommet de Johannesburg e, décembre 2015, la Chine et l’Afrique ont signé 245 accords dans presque tous les domaines, d’un montant atteignant 50,8 milliards de dollars (47,8 mds €), dont 46,6 milliards de dollars (43,8 mds €) d’investissements directs et de prêts bancaires.

De plus, le Fonds de coopération sino-africaine pour les capacités de production a été établi, avec une 1ère tranche de 10 milliards de dollars (9,4 mds €). La première tranche de prêts en faveur des PME africaines, dont le montant atteint 5 milliards de dollars (4,7 mds €), a été décaissée.

Pour Lin Songtian, la coopération afro-chinoise « avance très rapidement et a abouti à des accomplissements tangibles », car elle est soutenue – selon lui – par 4 piliers : la confiance politique mutuelle, l’amitié entre les peuples, l’intérêt partagé et l’intégration des civilisations.