Hong Kong est devenu une passerelle entre la Chine et la Nouvelle-Zélande

par | Mai 14, 2021 | Hong Kong, RÉGIONS SPÉCIALES

La cheffe de l’Exécutif de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong, Carrie Lam, a annoncé qu’Hong Kong détenait un «caractère unique» issu du principe « Un pays, deux systèmes » lui permettant d’être «une passerelle idéale pour les entreprises et les investissements entre la partie continentale de la Chine et la Nouvelle-Zélande».

Carrie Lam, cheffe de l’exécutif de Hong Kong

Carrie Lam a annoncé cette déclaration lors d’un webinaire organisé par le Bureau de l’économie et du commerce de Hong Kong à Sydney, qui a rassemblé plus de 200 participants de la communauté des affaires de Nouvelle-Zélande.

«Depuis de nombreuses années, Hong Kong bénéficie de liens étroits avec la Nouvelle-Zélande», qui est devenue en 2010 la première économie étrangère à adopter un accord de libre-échange avec Hong Kong, a souligné la cheffe de l’Exécutif hongkongais.

Cette dernière a indiqué que grâce à la forte reprise du commerce et les investissements continus du gouvernement hongkongais, l’économie de Hong Kong au premier trimestre 2021 a enregistré un rebond fort, avec une croissance réelle de 7,8 % en glissement annuel et de 5,3% sur le trimestre précédent.

Alors que la situation épidémique s’améliore à Hong Kong, Carrie Lam a affirmé que «le moment est opportun pour que les entreprises néo-zélandaises établissent une présence ou développent leurs activités à Hong Kong».

Cette dernière a précisé qu’avec la situation épidémique relativement stable en Nouvelle-Zélande, la période obligatoire de quarantaine pour les personnes arrivant à Hong Kong depuis la Nouvelle-Zélande a été réduite de 21 jours à 14 jours depuis le mois dernier.

Avec les efforts continus de part et d’autre, Carrie Lam espère que la facilitation des voyages transfrontaliers entre les deux parties pourra continuer à être explorée, à la manière d’une « bulle de voyage ».

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Toutefois, en juillet 2020, la Nouvelle-Zélande a suspendu son traité d’extradition avec Hong Kong en raison de sa «profonde préoccupation» vis-à-vis de la loi de sécurité que la Chine a imposé au territoire, allant dans le même sens que le Canada, le Royaume-Uni et l’Australie.

«L’adoption par la Chine de la nouvelle loi sur la sécurité nationale a érodé les principes de l’État de droit», avait alors déclaré le ministre néozélandais des Affaires étrangères, Winston Peters.

La loi de sécurité est vue par ses détracteurs comme une érosion des libertés civiles et des droits de l’homme dans ce centre financier semi-autonome.

Pour le ministre néozélandais, cette loi «a violé les engagements de la Chine auprès de la communauté internationale».

Cette suspension est justifiée par le fait que «la Nouvelle-Zélande ne peut plus avoir confiance dans l’indépendance du système judiciaire de Hongkong par rapport à la Chine», a-t-il ajouté.

Ce dernier a ajouté que la Nouvelle-Zélande allait renforcer les restrictions concernant les exportations de matériel militaire vers Hong Kong et a mis en garde ses citoyens quant aux voyages dans l’ancienne colonie britannique.

Les trois partenaires de la Nouvelle-Zélande au sein de l’alliance des services de renseignements «Five Eyes» (Canada, Royaume-Uni, Australie) ont aussi suspendu leur traité d’extradition avec Hong Kong.

Il n’y a eu pas de réaction immédiate de la part de la Chine, mais le ministère des affaires étrangères a prévenu à plusieurs reprises que des pressions contre la Chine sur cette loi de sécurité nationale représenteraient une «ingérence grossière dans les affaires intérieures» de la Chine.

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