Les manifestations pro-démocratie continuent à Hong Kong et plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées le 6 septembre. Parmi elles, une jeune fille de 12 ans, dont l’interpellation musclée fait polémique.

La police s’est déployée dans le quartier de Kowloon pour empêcher les manifestations contre le report des législatives, le 6 septembre 2020 à Hong Kong.

La police de Hong Kong est très critiquée pour ses violentes arrestations, mais particulièrement pour l’interpellation musclée d’une fillette de 12 ans, en marge d’une manifestation pro-démocratie le 6 septembre.

La vidéo, relayée sur les réseaux sociaux, montre deux officiers de policiers essayant de bloquer un groupe de personnes, dont la jeune fille qui fait un pas de côté et se met à courir.

La vidéo a été postée par des étudiants de l’uni­ver­sité des sciences et tech­no­lo­gies de Hong Kong (HKUST), elle montre comment les poli­ciers anti-émeutes la stoppent et la plaquent au sol. (Voir la vidéo du SCMP)

La mère de la fillette a déclaré que sa fille était sortie, en compagnie de son frère de 20 ans, pour faire quelques courses, avant d’être prise dans la manifestation, a cité le journal britannique, The Guardian.

Cette dernière a indiqué que la jeune fille aurait tenté de prendre la fuite car elle était effrayée. La famille va porter plainte contre la police.

Depuis l’adoption de la loi sur la sécurité nationale adoptée par la Chine, fin juin, les manifestations pro-démocratie se multiplient à Hong Kong. Le 6 septembre, les militants protestaient contre le report des élections législatives, annoncée le 31 juillet dernier par Carrie Lam, cheffe de l’exécutif local, nommée par la Chine.

Près de 300 personnes ont été arrêtées et 2000 policiers ont été mobilisés. Quelques heures après l’arrestation musclée de la petite fille, la police de Hong Kong a affirmé dans un communiqué avoir interpellé des manifestants pour un contrôle, dont la jeune fille.

« Durant l’interaction, elle a soudainement pris la fuite de manière suspecte. Les officiers l’ont alors poursuivie et maîtrisée avec le minimum de force nécessaire », a écrit la police dans le communiqué.

Selon les forces de l’ordre de Hong Kong, la jeune fille participait avec d’autres manifestants à « un regroupement interdit ». « La police est inquiète de la participation de jeunes à ces regroupements interdits. Leur présence, lors de ces manifestations chaotiques, met également en danger leur propre sécurité. La police demande aux plus jeunes de ne pas participer à ces manifestations risquées et d’éviter de se mettre en danger », ajoute-t-elle.

Dans la soirée, le gouvernement de Hong Kong a condamné « les actes illégaux et égoïstes » des manifestants. Les rassemblements ont été pratiquement tous interdits depuis juillet, les autorités invoquent à la fois des problèmes de sécurité et les mesures destinées à lutter contre le coronavirus.