D’après le site Voice of America, les médias chinois ont annoncé que la Bible et le Coran étaient, depuis le 30 mars dernier, introuvables sur les sites chinois de vente en ligne.

Plusieurs de sites de vente en ligne, tels que Jingdong, premier site de e-commerce, et le site Dangdang.com, numéro un de la vente en ligne de livres, ne vendent plus de livres en rapport avec la Bible et le Coran.

D’après les observateurs installés en Chine ou à l’étranger cités par Voice of America, le PCC a, «ces dernières années, manifesté une hostilité toujours plus grande à l’égard des religions».

Au Tibet, le gouvernement a interdit aux Tibétains d’offrir ou de porter sur soi tout portrait du Dalaï-lama. Dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang, où vit une importante communauté musulmane, les autorités ont contraint la population à boire de l’eau la journée lors du mois du ramadan.

29 prénoms musulmans interdits au Xinjiang

Dans la province du Zhejiang, où Xi Jinping a longtemps été secrétaire du Comité provincial du Parti, les autorités ont lancé un vaste projet de démolition des églises chrétiennes et de suppression des croix sur les édifices religieux.

Selon les analystes, le PCC a toujours adopté une nouvelle politique des religions. Cependant, aucune information n’a été fournit pour expliquer les raisons pour lesquelles les sites de e-commerce ont bloqué l’accès à la Bible et au Coran.

Face à l’absence d’informations, certaines rumeurs racontent que «le PCC prévoit de réécrire la Bible et de remplacer les valeurs chrétiennes de charité et de fraternité par l’idéologie socialiste. Cela constituera le pire outrage qu’auront connu les écrits sacrés chrétiens. Le respect des droits de l’homme et la liberté de culte garantis par la Constitution chinoise ne sont qu’affabulations», note VOA.

La communauté chrétienne s’inquiète d’une telle possibilité et craint également que cette situation annonce une interdiction pure et simple de la Bible par les autorités.

Lors de la Révolution culturelle, la Bible, comme un grand nombre d’anciens ouvrages culturels, littéraires, philosophiques et historiques, avait fait l’objet d’un autodafé. Les autorités les considéraient comme faisant partie des «quatre vieilleries» soit les «vieilles coutumes» et les «vieilles habitudes», devant être détruites.

« Les forces étrangères instrumentalisent la religion pour déstabiliser la Chine »