La Chine a annoncé qu’elle conserverait son approche combative de la politique étrangère dans le cadre d’un troisième mandat de Xi Jinping en tant que président, malgré les critiques de nombreux diplomates occidentaux qui estiment que la position dite du « Wolf Warrior » a été contre-productive.

« Personne ne devrait s’attendre à ce que la Chine avale le fruit amer de voir ses intérêts nationaux minés par d’autres », a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Ma Zhaoxu lors d’une conférence de presse à Pékin sur le travail diplomatique de la Chine, ajoutant que « les diplomates chinois continueront d’être les gardiens dévoués des intérêts du pays et du peuple ».

Depuis quelques années, les relations entre la Chine et l’Occident se sont détériorées, pour diverses questions : la situation à Hong Kong et Taiwan, le commerce, le Covid-19, et entre autres les droits de l’homme au Xinjiang.

Sur l’ensemble de ces points, les diplomates chinois se sont montrés pugnaces sur la scène internationale, au sein des organisations internationales, et sur les réseaux sociaux. Pour de nombreux analystes occidentaux, ces prises de parole sont surtout destinées aux chinois, même si cela nuit -selon eux – à ses liens avec l’étranger.

« Ce que nous voulons dire au monde, c’est que l’époque où la nation chinoise était intimidée par les autres est révolue depuis longtemps et qu’aucune force ne peut freiner le développement de la Chine », a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Ma Zhaoxu.

« Nous, Chinois, ne capitulerons pas. Nous ne resterons pas assis à ne rien faire alors que les intérêts de notre pays sont lésés », a assuré ce dernier. Ma Zhaoxu est considéré comme l’un des prétendants au remplacement de Wang Yi au poste de ministre des affaires étrangères lors d’un prochain remaniement de la direction.

Il s’agissait de la dernière d’une série de conférences de presse organisées par le Département de la publicité du Comité central du Parti communiste chinois pour passer en revue les réalisations du Parti dans divers domaines au cours de la dernière décennie, avant le 20e Congrès national du PCC, qui est proposé de se réunira à Pékin le 16 octobre.

Ma Zhaoxu a déclaré que depuis le 18e Congrès national du PCC, « la Chine a fermement défendu ses intérêts nationaux et sa dignité sur les questions de principe et n’a laissé aucune place aux concessions sur les questions liées à Taïwan, Hong Kong, le Xinjiang, le Tibet, la mer de Chine méridionale et les droits de l’homme ».

« Ce à quoi nous nous opposons, c’est à l’hégémonie et à l’intimidation. Ce que nous défendons, c’est l’équité et la justice internationales », a-t-il déclaré, ajoutant que « la Chine s’efforçait également de promouvoir la réforme du système de gouvernance mondiale ».

De son côté, Guo Yezhou, vice-ministre du Département international du Comité central du PCC, a déclaré que le PCC travaillait sans relâche pour renforcer un réseau de partenariat mondial de partis politiques au cours de la dernière décennie.

« Le but de nos efforts pour mener des dialogues et des communications avec les partis politiques étrangers est d’améliorer nos capacités de gouvernance respectives afin de promouvoir conjointement l’efficacité de la gouvernance mondiale », a-t-il déclaré.

Les diplomates répondent à l’appel du président Xi Jinping qui a exhorté les diplomates chinois à faire preuve d’un plus grand « esprit de combat », une instruction qui a poussé de nombreux responsables chinois se lancer sur les réseaux sociaux, dont Twitter, qui est bloqué en Chine, avec une agressivité que l’on a fini par appeler la diplomatie du « Guerrier loup », d’après une franchise de film patriotique.