L’ambassadeur de Chine au Burundi, Li Changlin et le ministre burundais des Affaires étrangères Ezéchiel Nibijira ont signé le 14 février à Bujumbura un document sur le transfert du Palais présidentiel des chinois aux burundais.

« Ce transfert représente un symbole de coopération sincère et amicale entre la Chine et le Burundi », a déclaré Li Changlin, lors de la cérémonie de signature. Ce nouveau palais est situé dans le quartier de Mutimbuzi à Bujumbura.

Entièrement financé et construit par la Chine, Lin Changlin a assuré que «c’est l’ouvrage le plus important jamais réalisé par la Chine au Burundi». « La coopération entre les deux pays se concentrerait désormais sur l’amélioration du bien-être des Burundais et des conditions de travail des fonctionnaires locaux », a-t-il ajouté.

De son côté, Ezéchiel Nibijira a indiqué que « c’est la première fois dans l’histoire burundaise qu’on possède une si bonne infrastructure. Celle-ci prouve l’existence des relations politiques et diplomatiques les plus solides entre le Burundi et la Chine ».

Le Burundi n’avait pas d’infrastructure présidentielle depuis son indépendance le 1er juillet 1962. S’étendant sur une superficie de plus de 9.900 mètres carrés, le Palais présidentiel, dispose des bureaux du président, de salles de sécurité et d’équipement et de tours de guet.

Ce transfert entre dans le cadre de la «diplomatie par l’infrastructure» de la Chine en Afrique, à l’instar du siège de l’Union africaine, ou encore le prochain bâtiment de la CEDEAO. Le palais présidentiel a également été au coeur d’une polémique sur le coût réel de la construction.

«Quand vous regardez dans le budget général de l’Etat, il est marqué 18 millions de dollars comme dons donnés par le gouvernement chinois ; mais de l’autre côté, il y a beaucoup, beaucoup de marchés qui ont été donnés aux sociétés chinoises. Donc pour nous, il y a ce que je qualifierais de détournement déguisé», a indiqué Gabriel Rufyiri.

Le président de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (Olucome) a estimé à 20 millions d’euros, la construction du palais présidentiel, auprès de Radio France International.