La Chine s’est dite « ouverte » à l’accueil d’observateurs dans la région autonome du Xinjiang (nord-ouest de la Chine), après la demande de l’Union européenne (UE) d’avoir accès à cette région, le 15 septembre, où la Chine est soupçonnée de détenir un million de personne dans des centres.

Touché par des attentats sanglants attribués à des membres de l’ethnie des Ouïghours, le Xinjiang fait face à une politique sécuritaire de la part du gouvernement, dans le but de lutter contre le terrorisme.

Près d’un million de personnes sont ou ont été détenue dans des « camps », selon des organisations de défense des droits de l’Homme et les Etats-Unis. Après avoir nié cette accusation, la Chine a affirmé qu’il s’agit de « centres de formation professionnelle », destinés à aider la population à trouver un emploi et à l’éloigner de la tentation de l’extrémisme religieux.

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Menée par les Etats-Unis, la pression occidental augmente sur la Chine, concernant le Xinjiang. Le président du Conseil européen, Charles Michel, a proposé lors du sommet virtuel Chine-UE le 14 septembre l’envoi « d’observateurs indépendants » au Xinjiang pour constater la situation sur place.

« Nous avons toujours été ouverts à ce que nos amis étrangers, dont ceux de l’Union européenne, viennent visiter et voir le Xinjiang », a répondu Wang Wenbin, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

« La Chine accepte cette demande et est disposée à prendre les dispositions (nécessaires). La balle est désormais dans le camp de l’UE », a-t-il assuré lors d’une conférence de presse régulière.

La Chine a rejeté de précédents appels à un accès libre au Xinjiang, considérant qu’il s’agit d’une ingérence flagrante des européens sur son territoire et dans sa politique. Malgré cela, la Chine accepté d’accueillir une délégation, mais sans donner les conditions dans lesquelles les observateurs européens pourraient effectuer cette visite.

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« Sur le terrain, ils pourront découvrir la réalité de la situation, à l’opposé des ouï-dire et des comptes-rendus partiaux qui n’accordent de crédit qu’aux mensonges soigneusement concoctés par certains », a poursuivi Wang Wenbin.

« Mais laissez-moi souligner un point: nous sommes opposés à toute prétendue enquête qui se baserait sur une présomption de culpabilité ». Les Etats-Unis ont annoncé le 14 septembre le blocage de l’importation d’une série de biens originaires du Xinjiang, accusant les autorités chinoises d’y avoir recours au « travail forcé ».

Wang Wenbin a dénoncé cette mesure « d’intimidation » et rejeté ces accusations « inventées de toutes pièces ».