Le Forum sur la coopération sino-africaine vient de prendre fin ce 4 septembre à Beijing sur l’annonce d’une enveloppe de 60 milliards de dollars pour le développement de l’Afrique, dont 15 milliards sous forme de dons et de prêts sans intérêts.

Ces investissements sont désormais conditionnés. En effet, le gouvernement chinois ne veut plus financer de projets pharaoniques déconnectés des réalités, mais ceux ayant un modèle économique sur le long terme, avec un focus sur les questions environnementales.

Un tournant dans les relations sino-africaines mit en exergue par le président sénégalais Macky Sall : «Tout ce que nous faisons avec la Chine – j’insiste là-dessus – est parfaitement maîtrisé, y compris le volet financier, le volet de la dette. Nous ne devons pas avoir la conscience perturbée par les critiques faites sur la nature de nos relations avec la Chine».

Lors du FOCAC 2015, le président chinois Xi Jinping avait annoncé 60 milliards de dollars d’investissements en Afrique à l’horizon 2018. Un chiffre record, qui n’a pourtant pas suivi. En effet, le gouvernement chinois a revu ses ambitions à la baisse face aux réalités économiques de son pays et des pays africains.

Depuis 2013, le gouvernement chinois a resserré ses critères de prêts et diminué les montants accordés sur le continent, en assurant la viabilité des projets, et choisissant les entreprises chinoises pilotes. Face aux risques de défaut de paiement, et de réputation des groupes chinois, et des raisons de politique intérieure, la Chine est plus sélective.

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