Par David Collins, professeur en droit économique international à City University of London – Le président Trump adopte une stratégie commerciale dangereuse, car les nouveaux tarifs douaniers sur des biens chinois, comme c’est le cas pour les tarifs précédents, porteront préjudice aux consommateurs américains en augmentant le coût de produits tels que les chaussures ou les divers articles ménagers.

Le pire est encore à venir car la Chine a déjà fait part de sa volonté de réagir en imposant davantage les marchandises américaines, ce qui pourrait causer des dommages aux fabricants outre-Atlantique.

Il ne semble pas y avoir de fin immédiate à cette querelle, ce qui conduit à soupçonner le président Trump de n’avoir pas mené, de bonne foi, la négociation d’un accord de libre-échange avec la Chine.

Selon certaines sources, il utilise plutôt la guerre commerciale avec la Chine pour l’avantage politique qu’il pourrait en retirer. Bien qu’il soit très difficile de négocier un accord commercial entre les plus grandes économies du monde, surtout compte tenu du fait que l’économie chinoise soit contrôlée par l’État, l’OMC aurait offert une solution envisageable à, au moins, certains des différends commerciaux entre les deux pays.

Malheureusement, les États-Unis ont choisi de ne pas utiliser cette solution, sapant ainsi ce système de règlement des différends. Cela n’a fait qu’exacerber les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. D’autre part, il y a un certain espoir qu’un accord commercial entre les États-Unis et la Chine puisse être conclu à l’approche des élections présidentielles américaines l’été prochain.