Le gouvernement a proposé un programme en trois phases pour résoudre la crise des Rohingya, parmi lesquelles l’instauration d’un cessez-le-feu, auquel ont adhéré la Birmanie et le Bangladesh.

Les deux pays ont adhéré à la proposition, d’après le ministère chinois des affaires étrangères. Plus de 600 000 Rohingya, musulmans apatrides vivant dans l’Etat birman d’Arakan, ont fui la Birmanie pour se réfugier au Bangladesh depuis la fin août.

En visite à Naypyitaw, dans la capitale birmane, Wang Yi, ministre chinois des affaires étrangères, a expliqué que des concertations pourraient permettre de trouver une sortie de crise acceptable pour les deux pays voisins.

La première phase proposée est un cessez-le-feu « pour que la population vive en paix et ne soit plus obligée de fuir ». Dans un second temps, des discussions bilatérales devront avoir lieu entre la Birmanie et le Bangladesh pour trouver une solution. Enfin, la troisième et ultime phase devrait être de travailler sur un dénouement du conflit à long-terme.

L’armée birmane a annoncé avoir cessé le 5 septembre ses combats contre les rebelles séparatistes rohingya, qui ont déclaré le 10 septembre un cessez-le-feu unilatéral d’un mois, rejeté par le gouvernement.

D’après Wang Yi, un cessez-le-feu serait déjà pratiquement en place et la clé est désormais d’éviter que la situation ne s’embrase à nouveau. Ce dernier espère que les deux parties pourront rapatrier rapidement les Rohingya. « Un accord a été trouvé mais doit encore être signé », a-t-il précisé.

Le 19 novembre, le ministère bangladais des affaires étrangères a annoncé le lancement d’échanges avec la Birmanie afin de trouver un accord de rapatriement. Cette question devrait être de nouveau évoquée lors de la réunion des ministres des affaires étrangères du Dialogue Asie-Europe (ASEM).

Pour Wang Yi, il faudrait que la communauté internationale et le Conseil de sécurité de l’ONU aident les deux pays pour résoudre la situation en élaborant « les conditions nécessaires et un environnement favorable ».