La Zone de libre-échange continentale (ZLEC) d’Afrique est entrée en vigueur le 1er juin 2019, dans le but de renforcer les liens économiques et commerciaux avec la Chine.

Pour Liu Yuxi, chef de la mission chinoise auprès de l’UA, « la Chine salue le progrès que constitue la construction de cette zone de libre-échange, soutient l’Afrique pour faire avancer son interconnectivité, et est prête à travailler avec l’Afrique afin de promouvoir le régime de libre-échange ».

« Le libre commerce et la connectivité des installations constituent le contenu fondamental de l’édification conjointe par la Chine et l’Afrique de l’Initiative la Ceinture et la Route (ICR) », a indiqué le diplomate chinois.

Ce dernier a considéré que « les deux parties devraient construire des liens économiques et commerciaux plus étroits, en développant la zone de libre-échange et promouvant la coopération dans le cadre de l’ICR » (Initiative La Ceinture et la Route).

De son côté, le Commissaire de l’UA au commerce et à l’industrie, Albert Muchanga, a assuré que « l’Afrique est plus prête que jamais » à renforcer encore sa coopération avec la Chine. Cette coopération devrait s’accentuer pour les années à venir dans le domaine de la connectivité des infrastructures en Afrique.

Un seteur « très importante » pour faciliter le commerce dans le cadre de cet accord de libre échange continental, a déclaré à l’agence de presse Xinhua, Albert Muchanga. Ce dernier a expliqué que « dans le cadre de l’accord de Zone de libre échange continentale africaine, nous avons un plan d’action pour renforcer les échanges intra-africains ».

« Ce plan d’action prévoit un ensemble de développement des infrastructures liées au commerce en Afrique, avec pour aspiration d’établir la connectivité des infrastructures dans tous les endroits de l’Afrique », a souligné le commissaire.

La Chine est le plus important partenaire commercial de l’Afrique depuis dix années consécutives, dont le volume des investissements chinois accumulés en Afrique a dépassé les 110 milliards de dollars (96,8 mds €).

Depuis le lancement de l’initiative La Ceinture et la Route, en 2013, par Xi Jinping, plusieurs protocoles d’entente ont été signé avec 39 pays africains ainsi que la Commission de l’UA. L’accord de la ZLEC a été ratifié par un total de 22 membres de l’Union africaine (UA), atteignant le seuil requis pour son entrée en vigueur, le 30 mai.

Cette zone de libre échange « constitue le fondement de ce qui pourrait être la plus grande zone de libre-échange en termes de nombre de pays, couvrant plus de 1,2 milliard d’habitants avec un produit intérieur brut (PIB) combiné de 2.500 milliards de dollars », ont indiqué les autorités chinoises et de l’Union africaine.

« Il s’agit d’une étape essentielle pour l’Afrique, qui porte le drapeau de l’unité et cherche à promouvoir l’intégration économique ces dernières années », a déclaré Liu Yuxi. L’accord de libre échange devrait promouvoir la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes …

Les barrières tarifaires et commerciales sont abaissées, « ce qui revêt une grande importance pour la transition économique africaine et le rehaussement de son statut dans le commerce et les chaînes de valeur mondiales », pour les chinois.

« Sur fond de montée d’un sentiment anti-mondialisation, du protectionnisme et de l’unilatéralisme, la ZLEC favorisera la facilitation et la libéralisation du commerce global, et permettra de donner un nouvel élan à la promotion d’une économie mondiale ouverte », selon le diplomate chinois.

La ZLEC devrait injecter une nouvelle dynamique économique, commerciale et financière dans les échanges sino-africains. « Beijing est prêt à partager ses opportunités de développement avec l’Afrique, et à l’aider à accélérer l’industrialisation, l’urbanisation et la modernisation agricole, afin d’accomplir des résultats mutuellement bénéfiques et un développement », a précisé le chef de la mission chinoise auprès de l’UA.