Le troisième ressortissant canadien arrêté en Chine est une femme accusée d’avoir travaillé illégalement dans le pays, a annoncé ce 20 décembre le ministère chinois des Affaires étrangères.

Sarah McIver est passible de « sanctions administratives », d’après la porte-parole du ministère, Hua Chunying. Selon le quotidien de Toronto National Post, Sarah McIver est une enseignante originaire de la province d’Alberta (ouest), qui devrait être rapatriée rapidement.

Ottawa a confirmé cette détention le 19 décembre en estimant qu’il n’y avait pas de lien avec l’interpellation au Canada d’une responsable du groupe chinois Huawei, suivie par celle de deux Canadiens en Chine, poursuivis pour « menace à la sécurité nationale ».

A lire aussi : Troisième canadien arrêté

Hua Chunying a indiqué que l’affaire de Sarah McIver est moins grave que celle de ses deux compatriotes. En effet, l’enseignante est détenue par un bureau de la police locale et non par la sécurité d’État.

Michael Kovrig, employé par l’organisme de réflexion International Crisis Group (ICG), et Michael Spavor, un consultant en relation avec la Corée du Nord, ont été arrêtés tous les deux le 10 décembre.

Cette arrestation semble être une représailles à l’arrestation de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, début décembre à Vancouver, à la demande de la justice américaine.

Meng Wanzhou a été relâchée sous caution dans l’attente de son audience d’extradition vers les États-Unis. Washington la soupçonne de complicité de fraude pour contourner les sanctions américaines contre l’Iran.