Le gouvernement brésilien a prévu de mobiliser ce 5 février deux avions pour rapatrier de Chine au moins une trentaine de Brésiliens placés en confinement à Wuhan, épicentre de l’épidémie de coronavirus, selon les ministres de la Défense et des Relations extérieures.

Alors que la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, et entre autre le le Japon ont rapatrié leurs ressortissants, le gouvernement de Jair Bolsonaro a dénoncé des « obstacles diplomatiques, budgétaires et juridiques » l’empêchant de ramener ses compatriotes.

Le gouvernement a donc déposé le 4 février en urgence un projet de loi afin de lever les obstacles légaux à la mise en quarantaine des personnes rapatriées, ou à l’hospitalisation de celles qui pourraient présenter des symptômes d’infection au nouveau coronavirus.

Son projet devrait être adopté ce 5 février, selon le président de la Chambre des députés Rodrigo Maia, qui a indiqué que « nous allons voter sur cette question aujourd’hui car le sujet est urgent ».

D’ici là, Jair Bolsonaro « a accepté de prêter ses deux avions (de la flotte présidentielle, ndlr), d’une capacité de trente passagers chacun », a expliqué le ministre de la défense, Fernando Azevedo e Silva, lors d’un point presse.

Équipés de matériel sanitaire, ces avions doivent décoller ce 5 février vers 15 heures (temps universel) de Brasilia pour atterrir le 8 février au Brésil, où les rapatriés seront mises en quarantaine pendant 18 jours à la base militaire d’Anapolis, à 80 kilomètres de Brasilia, a-t-il précisé.

Une cinquantaine de Brésiliens se trouvent à Wuhan, d’où est apparu le nouveau coronavirus, et 29 ont déclaré vouloir regagner leur pays. Aucun cas de coronavirus n’a été confirmé au Brésil, qui a fait état de 13 cas suspects. Mais le gouvernement a élevé le niveau d’alerte sanitaire afin de pouvoir faire face à une éventuelle épidémie sur son territoire.